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Alger, 3è phase : ne pas franchir les lignes rouges…

Après plus d’une dizaine de jours de pause, C’’est reparti pour les pourparlers inclusifs inter-maliens d’Alger. Les négociations directes entre le gouvernement du Mali et les groupes armés devaient reprendre le 19 octobre. Mais la rencontre a été ajournée en raison de l’absence de certains membres des délégations des groupes armés. Un fait qui avait déjà  eu lieu lors de la seconde phase des pourparlers. l’équipe de médiation internationale, sous la houlette de l’Algérie, a elle aussi tenu une rencontre samedi pour valider la synthèse des propositions faites par le gouvernement du Mali et les groupes armés en septembre dernier. La délégation malienne a aussi tenu une séance de travail. Pour Abdoulaye Diop et ses collègues Zahabi Ould Sidi Mohamed, ministre de la réconciliation nationale et Hamadoun Konaté, ministre de la Solidarité, Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord, l’objectif était de mettre au même niveau d’information tous les membres de la délégation. Le document de synthèse élaboré par les experts de la médiation internationale réitère évidemment les lignes rouges marquées par le gouvernement malien. Il s’agit en l’occurrence de l’intégrité territoriale du Mali, la laà¯cité et la forme républicaine de l’Etat. Le document en question doit en principe, être remis officiellement aux différentes parties à  l’occasion de l’ouverture officielle de cette seconde manche des négociations. Le conseil de sécurité des Nations Unies salue la reprise des pourparlers Dans une déclaration à  la presse, les membres du Conseil ont salué la rôle de facilitateur joué par l’Algérie, à  la demande des autorités maliennes, pour organiser des pourparlers de paix formels et pour réunir le gouvernement du Mali et les groupes armés qui ont signé et adhèrent à  l’Accord de Ouagadougou de juin 2013. « Les membres du Conseil de sécurité ont appelé les parties maliennes à  respecter pleinement leurs engagements inscrits dans la feuille de route signée le 24 juillet 2014 et à  s’impliquer de bonne foi et avec un esprit de compromis dans les pourparlers de paix à  Alger quand ils reprennent », ajoute la déclaration à  la presse. Ils ont exhorté toutes les parties « à  respecter pleinement l’accord de cessez-le-feu du 23 mai 2014 ainsi que la déclaration de cessation des hostilités signée à  Alger le 24 juillet 2014 et à  éviter toute action qui pourrait mettre en péril les perspectives de paix. » Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur profonde préoccupation concernant la détérioration de la situation sécuritaire dans le nord du Mali et ont réitéré leur ferme condamnation de toutes les attaques meurtrières contre la Mission des Nations Unies (MINUSMA). Ils ont exhorté les groupes armés à  coopérer avec les Nations Unies pour arrêter immédiatement et condamner les attaques contre les Casques bleus, conformément à  la déclaration qu’ils ont signée le 16 septembre 2014 à  Alger. De son côté, à  la fin de sa troisième visite au Mali, l’expert indépendant des Nations Unies Suliman Baldo a déclaré vendredi qu’il ne fallait pas que la primauté du droit soit remplacée par des arrangements politiques qui se font au détriment des victimes des violations graves des droits de l’homme survenus depuis le début de la crise. « Les progrès observés au cours de ma deuxième mission en février 2014 dans le domaine du renforcement de l’autorité de l’Etat, du redéploiement de l’administration dans le nord et de la lutte contre l’impunité ont été remis en question suite aux évènements de mai 2014 à  Kidal », a affirmé l’expert indépendant. Les négociations directes sont annoncées pour ce lundi 20 octobre 2014 dans l’après- midi. Gageons que cette fois, de réelles avancées seront faà®tes sur le dossier.

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