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Négociations d’Alger : réflexions sur l’avant-projet d’accord de paix

La cérémonie été marquée par une série de discours. Tous les partenaires ou pays engagés dans le processus de négociations ont insisté particulièrement sur la nécessité pour les protagonistes de prendre leurs responsabilités en vue d’aller vite à  une paix définitive et globale. Les intervenants, comme le représentant du Niger, ont estimé que le temps joue contre les parties mais pour les terroristes qui profitent de la détérioration de la situation. Intervenant au nom de la coordination des mouvements armés de l’Azawad, Ambéry Ag Rhissa a réaffirmé la disponibilité de son regroupement à  Âœuvrer pour la paix. De quelle autorité dispose la communauté internationale pour imposer équitablement et correctement le respect des dispositions convenues entre les parties en belligérance ? Peut-on gagner la paix si les arrestations arbitraires des personnes continuent ? Telles sont entre autres questions posées par Ambéry Ag Rhissa et qui méritent, selon lui, une clarification par la l’équipe de médiation internationale. Maà®tre Harouna Touré, porte-parole des mouvements de la plateforme, a invité tous les mouvements armés à  agir à  l’unisson pour arriver à  la paix et et proposer du coup un même destin pour le Mali. C’’est ainsi qu’il exprimé aux membres de la coordination, la disponibilité de son regroupement à  les écouter, les rencontrer à  tout moment et en tout lieu pour retrouver la paix tant souhaitée par tous. Tout en se réjouissant de l’avancée des négociations, le ministre malien des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop a fait part de toute la détermination de son pays à  tenir tous engagements. Son homologue algérien, Ramtane Lamamra s’est tout d’abord réjoui du climat de sagesse, de maturité qui a caractérisé le processus depuis la première phase, a indiqué que le document a été remis aux différentes délégations hier soir. Il servira, a-t-il souligné, à  un avant-projet d’accord de paix. Le document se veut novateur selon lui, par rapport à  tout ce qui a été signé auparavant. Le document qui sera au centre des travaux va requérir, à  l’en croire l’accompagnement efficace et constant de la communauté internationale pour la mise en œuvre des engagements librement contractés par les parties. Tout comme il bénéficiera d’un suivi qui permettra aux parties de travailler en toute confiance sous l’œil vigilant de la communauté internationale et de la médiation. La médiation et les différentes parties poursuivent les travaux autour du document. Ils sont censés durer deux à  trois jours.

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