Société › Éducation

Aichi Nagoya 2014 : Une nouvelle décennie s’ouvre pour l’EDD

Ce qu’il faut retenir de cette rencontre qui ouvre une nouvelle décennie pour les défis liés à  l’EDD, C’’est d’abord une prise de conscience grandissante du rôle de l’éducation dans l’avenir de la planète. Il faut entendre par là , une éducation classique, réinventée, revisitée vers les besoins et attentes des générations futures. Les ateliers qui ont ponctué la conférence de Nagoya, ont montré posé des questions essentielles : Pourquoi éduquons-nous ? Et pour quel futur ? Que pouvons-nous changer dans nos compétences futures ? De plus en plus, l’éducation au développement durable, s’intègre aux programmes scolaires dans le monde entier. Au Japon, il y a déjà  803 écoles, qui en ont fait une priorité. Ailleurs, les écoles associées de l’Unesco, ont inclus les notions de changement climatique, de biodiversité ou de prévention des risques liés aux désastres écologiques dans les curriculums du primaire et du secondaire. Un peu partout, les « green schools » ou « éco-schools » se sont multipliées. Mais cela suffit-il ? «l’EDD, C’’est aussi nous-mêmes ! La communauté, la famille, et comment vivre mieux ensemble », témoigne cette jeune enseignante. Pour Ralph, néozélandais, il faut déconstruire. Bannir l’éducation classique, pour proposer autre chose. « Les bases sont essentielles, précise Kumiko, mais, il faut laisser la place à  la créativité, à  la citoyenneté, promouvoir une citoyenneté globale sur le développement durable ». Et davantage développer d’autres compétences telles que la communication, l’estime de soi, l’esprit critique pour mieux enseigner aux autres… Nouvelles perspectives pour le Programme d’Action Mondial : 5 axes prioritaires La déclaration d’Aichi Nagoya ouvre désormais une nouvelle décennie pour l’éducation au développement durable. Elle appelle à  renforcer le plaidoyer et l’action dans l’agenda post-2015. Elle reconnaà®t que les hommes sont au centre de ce défi. Elle met l’accent sur le potentiel de l’EDD pour renforcer les capacités des enseignants en leur fournissant de nouvelles clés pour se transformer eux-mêmes et développer des savoirs, des attitudes, des compétences et valeurs universelles, dans des contextes locaux. Car l’EDD C’’est aller du global vers le local également. Il y a désormais cinq axes prioritaires pour l’EDD : le premier est d’appuyer les politiques publiques dans ce sens. Le deuxième est de favoriser une approche globale institutionnelle. Troisièmement, mettre l’accent sur les Educateurs, la jeunesse et enfin, les communautés du monde. Face à  ces défis, plus de 80 pays ont répondu à  l’appel et se sont engagés sur plus de 300 engagements liés à  l’EDD. La déclaration d’Aichi Nagoya a été adoptée à  l’unanimité et ces engagements seront renouvelés en 2015 lors du Forum Mondial sur l’Education à  Incheon en République de Corée en Mai 2015. Pour Hideki Niwa, le ministre japonais de l’éducation et de la culture : « Nous devons augmenter les efforts pour s’engager plus durablement et aller beaucoup plus loin dans toutes les expériences faites jusqu’ici. Pour les jeunes qui ont assisté à  la conférence de Nagoya, demain ne se fera pas sans eux. « En leur donnant de nouvelles armes et une plateforme pour s’exprimer, les adultes permettent aux jeunes d’agir », signale Sybren Bosh, jeune leader ESD ;

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