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Le Mali grimpe dans l’Indice de perception de la corruption

Pour cette année 2014, plus de deux tiers des 175 pays figurant dans l’Indice de perceptions de la corruption 2014 obtiennent une note inférieure à  50, sur une échelle allant de 0 (secteur public perçu comme extrêmement corrompu) à  100 (secteur public perçu comme extrêmement intègre). Le Danemark arrive en tête du classement 2014 avec une note de 92 sur 100, tandis que la Corée du Nord et la Somalie ferment la marche, avec une note de 8 sur 100 seulement. Pour le président de Transparency International, José Ugaz, « l’Indice de perceptions de la corruption 2014 montre que les abus de pouvoir des responsables politiques et des hauts fonctionnaires entravent la croissance économique et les efforts de lutte contre la corruption». Précisons que l’indice de perceptions de la corruption est élaboré à  partir de l’opinion d’experts sur la corruption dans le secteur public. Les pays obtenant une note élevée disposent souvent d’une administration transparente permettant aux citoyens de demander des comptes à  leurs responsables. à€ l’inverse, une mauvaise note dénote un recours systématique à  des pots-de-vin, l’absence de sanctions en cas de corruption et une inéquation entre les activités de l’administration et les besoins de la population. Le Mali, 115è sur 175 Les améliorations les plus significatives selon l’ONG, sont à  chercher du côté de la Côte d’Ivoire, de l’à‰gypte, de Saint Vincent-Grenadines (+ 5), de l’Afghanistan, de la Jordanie, du Mali ou du Swaziland (+ 4). Avec une note de 28 sur 100 l’année dernière (127è sur 177) à  32 sur 100 en 2014 (115è sur 175), le Mali a légèrement progressé mais la corruption demeure cependant un mal qui gangrène les institutions du pays. Les passe-droits, le népotisme sont autant de maux qui affectent toujours le développement de la nation même si le président IBK a promis de faire de 2014, l’année de lutte contre la corruption. Les interpellations du FMI sur l’achat de l’avion présidentiel et le rapport du vérificateur publié dernièrement en sont des illustrations. En octobre dernier, Peter Eigen, le fondateur de Transparency International, était à  Bamako et o๠il a rencontré les autorités du pays avec qui, il a animé une table ronde sur la bonne gouvernance. Le Mali fera-t-il mieux que l’année prochaine?

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