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Rétro 2014 : Nos artistes de l’année ! (2/2)

Naba TT, sur les pas de sa sœur Son visage vous dira certainement quelque chose, sa voix aussi…la ressemblance est grande et elle le revendique. « J’ai fait mes premiers pas dans la musique il y a six ans en tant que choriste avec ma sœur. C’’est elle qui m’a donné mes premiers cours de musique ». Sa sœur, C’’est Rokia Traoré, grande star de la musique malienne à  la renommée internationale. Elle, C’’est Naba, 27 ans et une voix qui laisse augurer d’un bel avenir musical. Naba fera des études de marketing avant rejoindre sa sœur sur les podiums en 2008 pour vivre sa passion. Pendant cinq ans, l’âinée lui fera découvrir le métier. Depuis, voici Naba prête à  voler de ses propres ailes. Son album s’intitule « Dounia » comme le monde. Sa musique est riche d’influences diverses. Des accents de blues, des sonorités rock qui se mêlent aux sonorités africaines. « Je suis éclectique, C’’est ce qui fait mon identité musicale. Je fais de la musique moderne malienne, basée surtout par le traditionnel bambara du bélédougou… » Ma musique parle des problèmes sociaux sur toutes ces formes », explique la jeune artiste engagée. En 2012, le titre « Mabilénso » qui appelait les maliens divisés par la crise à  l’union et à  la paix. Naba TT est notre coup de C’œur artistique de l’année. Tiken Jah Fakoly chante « Africa Stop Ebola » Incontournable, engagé, premier sur les fronts des grandes causes, l’artiste d’origine ivoirienne mais malien de coeur, Tiken Jah Fakoly n’a pas chômé cette année. Après la sortie de son dernier opus « Dernier Appel », il a avec un collectif de grandes voix de la musique malienne interprété en parallèle une chanson intitulée « Africa stop Ebola ». Très Vite, ce titre deviendra le fer de lance d’une campagne musicale engagée dans la lutte contre la fièvre Ebola. Il n’en fallait pas moins et la voix de Tiken Jah pour booster ce titre sur toutes les lèvres. Car tant que le virus en sera pas bouté hors d’Afrique, Tiken Jah et ses amis ne cesseront de prendre le micro. Fatoumata Diawara, ambassadrice des droits des femmes Le jeudi 11 décembre 2014, Fatoumata Diawara a été élevée au rang de Chevalier des arts et lettres de la République française à  la résidence de l’ambassadeur de France au Mali. Elle rejoint ainsi Georges Clooney, Marion Cotillard, Cate Blanchett, Vanessa Paradis ou encore Salif Keà¯ta et Abdoulaye Konaté. Institué en 1957, l’ordre des Arts et des Lettres est une décoration honorifique française qui récompense « les personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde. En 2013, elle est nominée par «New Africans» parmi les 100 Africains les plus influents et est devenue la première femme à  recevoir la «Science for Peace Awards» de la Fondation Veronesi à  Milan. Dans le film «Timbuktu», d’Abderrahmane Cissoko, Fatoumata Diawara avait réuni des musiciens pendant l’occupation du nord du Mali pour chanter une chanson de paix à  Tombouctou. Mylmo, rappeur sans frontières Récompensé en 2010 par le trophée du meilleur parolier aux Mali Hip Hop Awards, Mylmo explose tous les charts au Mali. La recette magique de ce jeune rappeur ; des textes forts, une vibe rythmée et une inspiration qui puise dans le quotidien des maliens. Très adulé du public malien, Mylmo N Sahel a été cette année, l’un des artistes les plus impliqués dans la lutte contre Ebola au Mali. Le ministère de la santé et d’autres structures impliqués dans la lutte contre le virus ont salué son engagement. « Face aux doutes qu’un insecte peut te piquer ou pas, mieux vaut tout faire pour qu’il n’entre pas dans ton pantalon. Autrement dit, mieux vaut prévenir que guérir », chante Mylmo dans l’un de ses derniers textes. A 27 ans, Mylmo pour les intimes, Mohamed Soumounou à  l’état civil, est un jeune rappeur qui s’est très vite imposé sur la scène malienne. Rokia Traoré, « Beautiful Africa » Elle a reçu pour son dernier album intitulé « Beautiful Africa », le grand prix SACEM 2014 en France dans la catégorie Grand Prix des musiques du monde. Chaque année, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) distingue la carrière de celles et ceux dont les mots, les notes, les œuvres ont marqué la création dans tous les répertoires représentés par la Sacem. Cinquième album de Rokia Traoré, « Beautiful Africa » a été dévoilé au printemps 2013. Il est enregistré à  Bristol et réalisé par l’Anglais John Parish (connu notamment pour son travail avec PJ Harvey ou Dionysos). Elle chante la force des femmes, la sincérité, la mélancolie, le respect. Artiste engagée, Rokia a créé la fondation Passerelle, qui vise à  aider de jeunes artistes à  se professionnaliser. C’’est en 1997 que Rokia remporte le prix Découverte Afrique de Radio France Internationale. C’’est de là  qu’a débuté sa riche carrière sur le plan international. Les réunions de familles ne sont pas toujours des réussites, mais quand il s’agit d’un duo entre deux virtuoses de la kora, le maà®tre malien Toumani Diabaté, et son talentueux fils Sidiki, prince des tubes rap et star à  Bamako, ça devient un rendez-vous exquis, tout en douceur, écrit RFI Musique pour symboliser la relation magique du père et du fils. Le jeune artiste est nominé cette année aux Grammys Awards. Adieu Fantani ! Et pour clore cette rétrospective des artistes, nous ne pouvions pas ne pas faire un hommage à  la diva de la musique malienne Fantani Touré, décédée le 3 décembre 2014 à  Paris. L’initiatrice du prestigieux festival « Les Voix de Bamako » a tiré sa révérence, laissant un vide dans la grande famille des artistes. Dors en paix Fantani !

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