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Abdoulaye Diop : « Les groupes d’auto-défense ne sont pas soutenus par le gouvernement »

Le ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop a tenu ses propos hier mardi 06 janvier 2015 lors du débat public sur l’examen du rapport du Secrétaire général de l’Onu sur la situation au Mali. M. Diop a rappelé que lors de son intervention le 8 octobre 2014, devant la même assemblée, il a attiré l’attention de la communauté internationale sur la multiplication des actes terroristes visant les forces de défense et de sécurité maliennes, les populations civiles et les casques bleus. « Depuis cette date, les actes terroristes, notamment la pose d’engins explosifs improvisés sur les principales artères, les tirs d’obus et des roquettes sur les camps des forces armées maliennes et les bases de la Minusma ainsi que les attentats suicides se sont intensifiés, causant encore, malheureusement la mort des casques bleus, des soldats de l’armée malienne et plusieurs civils » a déploré M. Diop. A cela s’ajoute toute une série de nouvelles attaques menées par des groupes terroristes, enregistrées après la période considérée par le rapport du Secrétaire général de l’Onu. Le gouvernement « considère ces attaques terroristes comme une violation flagrante des accords du cessez-le-feu, de la Feuille de route et des résolutions pertinentes adoptées par le Conseil de sécurité sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies » a affirmé le chef de la diplomatie malienne. « Force d’intervention rapide pour le Nord du Mali » Selon M. Diop, « l’irruption constante des groupes armés dans les espaces inoccupés par les Forces de défense et de sécurité nationales pour agresser et violenter certaines communautés explique en grande partie la constitution des groupes d’auto-défense par les communautés concernées pour protéger leurs terroirs ». Il a saisi l’occasion pour « souligner avec force » que les groupes communautaires d’auto-défense, « qualifiés de pro-gouvernementaux dans le présent rapport du Secrétaire général, ne sont ni suscités ni soutenus par le Gouvernement de la République du Mali ». M. Diop a par ailleurs rappelé l’une des recommandations de la réunion ministérielle des pays africains contributeurs des troupes à  la Minusma tenue le 5 novembre 2014 à  Niamey. Il s’agit de l’accélération de la réflexion sur la mise en place d’une Force d’intervention rapide pour le Nord du Mali. A la veille de la reprise des pourparlers d’Alger, le ministre a lancé « un appel aux membres du Conseil de sécurité qui en ont les moyens, d’exercer les pressions nécessaires pour amener les premiers responsables des mouvements armés à  s’impliquer personnellement dans le processus d’Alger, lors de sa prochaine reprise ».

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