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Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo à la barre

Depuis un peu plus de dix jours se déroule donc devant la cour d’assise d’Abidjan le procès de l’ex première dame ivoirienne, Simone Gbagbo. Elle a comparu une nouvelle fois le mardi dernier, poursuivie pour ‘’atteinte à  la sûreté de l’Etat ». C’’est en effet finalement sur le sol ivoirien que l’épouse de Laurent Gbagbo fait face à  ses juges et non à  La Haye, o๠la réclame la Cour Pénale Internationale. A Abidjan, elle fait face aux victimes et parents de victimes de la crise postélectorale qui réclament que justice soit faite. Longtemps surnommée « la dame de fer », Simone Gbagbo, 65 ans, est jugée aux côtés de 82 dignitaires de l’ancien régime, dont Jean-Marius Kéipo, dit « Petit marteau ». C’’est un homme d’une quarantaine d’années, tradipraticien de Yopougon, accusé de participation en bandes armées, xénophobies, tribalisme. Aux côtés de Pascal Affi N’Guessan, le président actuel du parti de Laurent Gbagbo, et de Gilbert Aké N’Gbo, son dernier Premier ministre, lors de l’audience du lundi 29 décembre, Simon Gbagbo bénéficie du soutien incontestable de l’opposition qui dénonce le règne d’une justice des vainqueurs. Et le camp Ouattara ? La justice ivoirienne est régulièrement accusée d’être une «justice des vainqueurs» par des organisations de la société civile et par l’opposition, car l’immense majorité des personnes poursuivies en lien avec la crise de 2010-2011 appartiennent au camp Gbagbo. Le président de l’assemblée nationale ivoirienne, Soro Guillaume est généralement pris en exemple. l’impartialité de la justice ivoirienne est également mise en doute par les observateurs y compris les organisations de défense des droits de l’homme. Ces dernières ont recensé de nombreuses exactions attribues aux groupes et milices pro-Ouattara et à  plusieurs cadres actuels du régime dont aucun n’est inquiété, du moins pour le moment.

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