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Hydrocarbures : les prix baissent encore un peu

Une petite bouffée d’oxygène pour les propriétaires de véhicules et engins à  deux roues. Le prix des hydrocarbures ont officiellement baissé cette nuit, passant de 664 à  644 francs pour le gasoil et 762 à  742 pour l’essence. Le gaz domestique a aussi connu une légère diminution. Cette information rendue publique hier lundi, tombe dans un contexte de renchérissement du coût de la vie au Mali en général et à  Bamako en particulier. Au mois de décembre, les prix avaient connu une première modification. Le baril à  50 dollars, vers une baisse des subventions ? Ce mardi 13 janvier, le cours du pétrole a encore chuté sur les marchés internationaux. Après être passé sous la barre fatidique des 50 dollars, le baril se vendait aujourd’hui à  45,51%. Les états membres de l’OPEP, l’organisation qui regroupe les pays producteur de pétrole, semble impuissante face à  cette dégringolade historique, entamée en juin dernier. « On ne peut plus continuer à  protéger » le prix du pétrole. Il y a six mois encore, le baril coutait contre 115 dollars américains. Une situation qui réjouit eux qui passent à  la pompe mais fragilise les exportateurs qui voient leurs économies chamboulées par la diminution drastique de leurs revenus. La Banque mondiale a estimé, dans un rapport publié le 7 janvier, que la baisse des cours du pétrole sur le marché international offre une opportunité à  certains pays en développement de reconstruire leurs réserves budgétaires et de se prémunir contre un nouveau choc économique. «Pour un certain nombre de pays importateurs de pétrole, des prix du brut plus bas offrent une opportunité d’améliorer leurs situations budgétaires plus rapidement», souligne l’institution. Ces pays devraient pouvoir réduire les subventions énergétiques qui grèvent leurs finances publiques. «Les pays importateurs de pétrole devraient réduire ou supprimer les subventions au prix du fuel et reconstruire leur marge de manœuvre budgétaire», a suggéré l’économiste en chef de la Banque mondiale, Kaushik Basu, cité dans un communiqué. Le coût des subventions énergétiques sur le globe s’élève à  1900 milliards de dollars, soit 2,5% du produit intérieur brut mondial, selon le Fonds monétaire international (FMI). Au Mali, les subventions de l’Etat ont permis pendant des années de maintenir le prix des hydrocarbures à  un niveau acceptable pour la bourse des consommateurs. Depuis la crise de 2012, leur montant a été sensiblement réduit, occasionnant une hausse des prix, allant jusqu’à  dépasser les 50% d’augmentation pour des produits comme le gaz domestique. Chute durable ou effet yo-yo ? Selon les économistes, les prix pourraient repartir à  la hausse au deuxième trimestre de 2015. Le pétrole « traditionnel » devient moins cher , ce qui fait que le pétrole de schiste devient moins rentable. Les investisseurs risquent donc de s’en détourner. La production mondiale devrait baisser. Et les prix se remettre à  grimper. Une enquête Reuters menée récemment auprès d’économistes et analystes donne un cours moyen du baril de Brent à  74,00 dollars en 2015 et à  80,30 dollars en 2016. « Il y a déjà  eu des effets yoyo dans l’histoire. En 2008, en quelques semaines, on est passé de 150 à  40 dollars, pour une période très courte, puis cela s’est remis à  remonter », rappelle Patrice Geoffron. Reste une inconnue : la demande. Entre le coup de mou de la croissance dans les pays émergents et les ambitions écologiques de certains pays développés, il n’est pas sûr que la demande soit au rendez-vous.

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