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Perspectives économiques 2015: la Banque mondiale se veut rassurante

L’Afrique subsaharienne, devrait connaà®tre une croissance de 4,6 % cette année, en hausse de 10 points de base sur les 4,5 % enregistrés en 2014. Une hausse portée, selon la Banque mondiale, par « le dynamisme de l’investissement dans les infrastructures, l’accroissement de la production agricole et l’expansion du secteur des services » dans les pays riches en ressources naturelles comme le Ghana, le Mozambique, le Nigeria et le Congo. Et d’autres économies pourtant moins gâtées par la nature, comme l’Ethiopie ou le Rwanda, affichent aussi des croissances tournant autour des 7 à  8%. L’Afrique subsaharienne peut s’appuyer sur une forte demande intérieure. L’augmentation de la consommation privée, soutenue par de meilleurs revenus et par des dépenses d’infrastructures visant à  améliorer la productivité, soutiennent la croissance. Le renchérissement des matières premières et l’amélioration de la stabilité politique ont également attiré les capitaux étrangers. L’Afrique subsaharienne reste la seule région au monde o๠les investissements directs étrangers ont augmenté en 2012. Une hausse de 6%, quand ils ont chuté de 5% partout ailleurs. Une économie mondiale toujours fragile « La croissance des pays en développement, qui s’est chiffrée à  4,4 % en 2014, devrait se poursuivre pour atteindre 4,8 % en 2015, puis 5,3 et 5,4 % en 2016 et 2017 respectivement », indique l’institution internationale dans un communiqué. Une amélioration due « aux faibles prix du pétrole, à  la reprise de l’économie américaine, aux bas taux d’intérêt mondiaux, et à  l’apaisement des turbulences ayant secoué plusieurs grands marchés émergents ». Si les pays en développement veulent continuer de surfer au sommet de la vague de croissance, ils doivent impérativement s’orienter vers des politiques d’investissement à  long terme. « Pour résister face aux risques de dégradation de la situation, les pays en développement doivent reconstituer graduellement les ressources budgétaires et monétaires nécessaires pour amortir les chocs et améliorer leurs filets de protection sociale et la sécurité alimentaire », conclut Andrew Burns, principal auteur du rapport.

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