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Ebola : des pertes économiques moins élevées en 2015

Ces statistiques ne prennent pas en compte les trois pays directement affectés (Guinée, Libéria et Sierra Leone) dont les économies devraient continuer de pâtir de l’épidémie, en dépit d’une baisse significative du taux de contamination. Une précédente étude du Groupe de la Banque mondiale, datée du 8 octobre 2014, avait conclu que les pertes économiques pour la seule Afrique de l’Ouest seraient de 25 milliards de dollars en 2015 dans l’hypothèse la plus pessimiste. Ce chiffre est revu à  la baisse par un nouveau rapport qui prévoit pour l’ensemble de l’Afrique subsaharienne des pertes se situant entre 500 millions et 6,2 milliards de dollars, indique la Banque mondiale. Selon elle, ce plus faible impact économique s’explique par, notamment, les mesures prises au Mali, au Nigeria et au Sénégal, mesures qui ont permis de contenir la propagation du virus dans ces pays o๠on ne recense aujourd’hui plus aucun cas d’Ebola. Toutefois, même contrôlée et endiguée dans sa propagation, l’épidémie va continuer à  affecter les économies ouest-africaines en 2015 car ayant sapé la confiance des consommateurs et investisseurs, avertit la Banque mondiale. « Je suis extrêmement soulagé de constater que le taux de contamination d’Ebola a baissé significativement en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone et que d’autres foyers potentiels de propagation de l’épidémie ont été évités grâce à  la réactivité des autorités des autres pays d’Afrique de l’Ouest », a indiqué Jim Yong Kim, Président du Groupe de la Banque mondiale. Une des principales leçons de cette épidémie d’Ebola, selon le Président Kim, est que la communauté internationale doit se mobiliser plus rapidement face aux épidémies.

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