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Pourparlers d’Alger : l’optimisme de Ramtane Lamamra

A quand la reprise des pourparlers inter-maliens de Paix, arrêtés depuis Novembre dernier? la question demeure sans réponse claire depuis quelques semaines maintenant. Au nord du Mali, des affrontements entre rebelles séparatistes et milices pro-gouvernementales, notamment le Gatia, ont émaillé tout le mois de janvier dans les environs de Tabankort. De quoi mettre en péril le processus de paix. Si la Minusma avait tenté une médiation sur le terrain, qui avait été mal perçue, par les Maliens et conduit à  quelques ratés, si l’on se réfère aux évènements de Gao, du côté de la médiation internationale, on se veut rassurant quant à  la reprise prochaine de snégociations intermaliennes. Ramtane Lamamra, ministre algérien des Affaires étrangères et fin connaisseur du dossier malien, affiche toujours son optimisme et estime qu’ un accord pourrait être signé d’ici six mois. Lors de la dernière réunion de l’équipe de médiation à  Alger,ce dernier avait déploré la dégradation rapide, depuis novembre,de la situation sécuritaire dans les zones du Nord et donc à  Tabankort. l’enjeu désormais est la cessation définitive des hostilités pour ramener les parties à  considérer la feuille de route comme compromis servant de base de travail. Désaccords du côté de la plateforme Les affrontements, s’ils duraient trop longtemps, estime un expert politique, pourraient gâcher tout le travail qui jusqu’ici a été fait en amont par la médiation, pour faire asseoir les uns et les autres autour de la table. D’o๠la nécessité absolue de « créer un climat de sérénité et de confiance nécessaire à  la reprise des pourparlers inter maliens en vue de faire aboutir ce processus vers un accord global et définitif», estime Mongi Hamdi, nouveau représentant spécial, en se basant sur l’injonction du Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui a appelé les parties à  cesser les hostilités. D’après la réunion du Comité de suivi et d’évaluation de la médiation, il est apparu une volonté d’apaisement des parties à  retrouver le chemin de la paix. Mais ce lundi, les membres de la plateforme dénonçaient une volonté d’exclusion de leur mouvance par les Nations Unies. Selon Fahad Ag Almahamoud, secrétaire général du Gatia, la plateforme a fait savoir à  la médiation internationale qu’elle n’accepterait l’idée du cessez-le-feu qu’à  condition qu’il y ait des engagements qui seront pris et respectés par les groupes dits de la coordination de l’Azawad ». L’équation reste compliquée pour la sortie de crise malienne.

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