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Accord de paix : conclave à Kidal pour décider

Ils font durer le suspense. En tout cas, le 10 mars a été choisi par les mouvements réfractaires au texte d’Alger pour trouver une position commune. Pendant que le gouvernement malien multiplie les rencontres pour sensibiliser sur l’accord de paix, des appels ont été lancés par les chefs politiques et militaires des mouvements séparatistes qui ont appelé leurs partisans à  participer à  une réunion à  Kidal. Les mouvements armés de Kidal vont-ils enfin se faire à  l’idée d’aller vers la signature de l’Accord ? Il semblerait que certaines têtes de file à  Kidal tiennent encore des discours négationnistes. Cela entraà®né par les idéologies les plus radicales de ceux qui ne veulent pas la paix au Mali. On le sait Kidal, est le bastion des rebelles touaregs, et des chefs djihadistes comme Iyad Ag Ghaly, s’y promènent ou des évadés comme Mohamed Aly Ag Wadoussène, libéré en échange de l’otage français Serge Lazarevic. Car signer un accord avec le Mali, signifierait, recadrer les choses, aller vers le justiciable, la normalité, une normalité que ne veulent pas les trafiquants de drogue. Car au-delà  de toute revendication sécessionniste, signer signifierait, mettre fin à  une zone de non droit. Si des manifestants à  Kidal, ont crié à  tue-tête, voir leur Azawad fondre comme neige au soleil, l’enjeu dépasse ce territoire, et est d’abord celui de la réconciliation et de la Paix. Mais si un Accord n’est pas la paix, comme l’a si bien rappelé Abdoulaye DIOP, le ministre malien des Affaires étrangères, le plus dur reste à  venir pour ceux qui voudront bien parapher le document. Une étape cruciale en tout cas se joue en ce mois de Mars. Après le 10, il ne restera plus que quinze jours aux séparatistes pour rallier le Mali…

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