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CMA : Paraphera, paraphera pas l’accord de paix ?

Paraphera, paraphera pas l’accord de paix d’Alger ? La question reste toujours posée aux responsables de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Le suspense va se poursuivre jusqu’à  demain à  la faveur de la rencontre de ce jeudi à  Kidal. En effet la question doit, selon toute vraisemblance, avoir sa réponse lors de ce rendez-vous crucial. Initialement prévue hier, la rencontre a été reportée selon nos informations, en raison de problèmes liés à  l’organisation. Elle a effectivement commencé ce matin dans l’Adrar des Iforas et regroupé toutes les sensibilités de la coordination des mouvements de l’Azawad. Mais le rendez-vous d’aujourd’hui se veut une réunion préparatoire. Elle doit permettre de mettre certaines choses au point et d’arrondir les angles en attendant demain jeudi 12 mars 2015. Cette date marque officiellement le début de la rencontre tant attendue a l’issue de laquelle, l’on saura si le MNLA et ses alliés vont daigner parapher l’accord de paix d’Alger. Ils avaient refusé de parapher le texte déjà  signé par le gouvernement du Mali et les mouvements armés de la plateforme le dimanche 1er mars 2015 dans la capitale algérienne. Dans une interview qu’il nous accordée au lendemain du paraphe de l’accord, le porte-parole des mouvements armés de l’Azawad en Europe, Moussa Ag Assarid, avait indiqué qu’il leur faut un temps raisonnable pour consulter leur base avant tout engament. Dans la journée, quelques personnes avaient organisé une manifestation pour protester contre l’accord de paix. Nous avons appris également l’organisation de deux manifestations toujours à  Kidal ; l’une en faveur de l’accord et l’autre contre. La rencontre de demain va intervenir dans un contexte marqué par la montée de la pression sur la CMA de paraphraser l’accord. Déjà  exercée à  l’interne par le gouvernement du Mali et à  l’extérieur par l’entremise de la France et de l’ONU, cette pression s’est accentuée après l’attentat perpétré au bar-restaurant ‘’La Terrasse » à  l’Hippodrome dans la nuit du vendredi au samedi dernier. Un attentat qui a causé la mort de cinq personnes et fait des blessés. Plusieurs observateurs maliens et étrangers y voient une volonté délibérée de saborder les forces de sortie de crise en cours. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a été formel sur les antennes de TV5 : «C’’est une attaque contre la paix ». Au regard de ces pressions tous azimuts, il est fort plausible que les mouvements armés de l’Azawad, qui s’obstinent à  demander une fédération, puissent courber l’échine pour apposer au bas de l’accord leur paraphe. En refusant de parapher le document de paix, le MNLA et ses alliés courent, estiment des observateurs, le risquer de griller leur dernière carte. Mesurent-ils la portée de cette menace ? Attendons de voir.

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