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Michel Révérend De Menthon : « Cet accord est le meilleur compromis possible »

Comme toutes les autres parties qui constituent la médiation, l’Union Européenne par l’entremise de Michel Révérend de Menthon, son envoyé spécial au Sahel a paraphé l’accord d’Alger le 1er mars 2015. De retour de la capitale algérienne, l’homme a tenu à  rencontrer la presse malienne. Et son discours rejoint d’emblée celui des autorités maliennes, qui en ont fait un slogan de sensibilisation. « Cet accord est celui du compromis. Jamais le Mali n’avait grâce à  l’appui de ses partenaires de la communauté internationale, produit un texte aussi conciliateur et qui selon Michel Révérend de Menthon devrait apporter la Paix au nord du Mali, mais aussi des ressources pour développer cette région laissée pour compte depuis belle lurette ». Voilà  la différence fondamentale avec les accords précédents. La garantie du regard attentif de la communauté internationale sur la volonté des uns ou des autres à  aller vers la paix. Processus continuel Décentralisation poussée, libre administration, régionalisation sont les termes qu’emploiera ensuite Mr De Menthon pour illustrer un texte, qui divise pourtant les belligérants des négociations d’Alger. Si la Coordination n’a toujours pas paraphé, c’est parce qu’elle croit qu’une partie de ses demandes n’a pas été prise en compte; « D’ailleurs ajoute, l’envoyé spécial, le terme, « refuser de signer » est presque inapproprié. C’est d’abord et avant toute chose, une question de temps, puisque ces derniers ont demandé du temps, avant d’apposer leur paraphe au bas du document. D’ailleurs, des échanges ont lieu actuellement avec la médiation, et que l’Union Européenne appuie, avec tout son talent diplomatique. Ce qui fait dire au représentant de l’Union Européenne, que même si le round de négociations est terminé, le processus continue, particulièrement la mise en oeuvre de cet accord, dont une large partie, celle qui concerne la réconciliation, est remise à  plus tard. Elle sera de nouveau mise sur la table, lors de concertations nationales. En attendant, il faut parapher ! Mais quand ? Michel Révérend De Menthon se dit optimiste :  » A Alger, j’ai senti que les leaders de la coordination étaient sensibles à  rechercher le plus grand consensus possible. Et plus les choses trainent et plus la violence s’accroit dans le nord ». A Kidal ou Tessalit, ou d’autres localités de la région, pourtant, la population, parfois instrumentalisée a fait sentir son désaccord. A cela, l’envoyé spécial répond que « passer d’un Etat de guerre à  la construction de la paix », n’est pas chose aisée. Les populations de Kidal doivent apprendre à  vivre dans la paix ». Un message lancé à  ses ressortissants du nord, hommes, jeunes, femmes, enfants et combattants, qui veulent faire entendre leur voix. Convaincre à  tout prix de la paix La sensibilisation doit donc se poursuivre; Après un très long processus de négociation, si l’on veut citer Richard Zink, chef de la délégation de l’Union Européenne, il faut désormais passer à  la paix. « L’Union Européenne veut la paix au Mali, parce que les conséquences désastreuses de l’insécurité au Sahel, auront des retombées sur l’Europe elle même. « L’Europe a tout intérêt d’avoir un Mali, uni, prospère et heureux, parce que les problèmes du Mali pourraient rejaillir sur nous »; Fin de citation. Pour parvenir à  ce consensus intégral, les parties signataires, la médiation, les autorités maliennes s’activent à  accentuer la pression de manière diplomatique certes, mais comme l’a si bien souligné un observateur, la médiation ne peut tout dire des méthodes qu’elle utilise pour convaincre les groupes armés réticents, à  enfin lâcher du lest. Et rien que cela !

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