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Andrzej Bielecki :  » L’Accord restera ouvert à signature, même après le 15 Mai »

Pour le chargé d’Affaires et Conseiller Politique de la Délégation de l’Union Européenne au Mali qui rencontrait quelques membres de la presse autour d’un déjeuner le 7 Mai à  Bamako, l’idée était d’échanger sans langue de bois sur les sujets brûlants de l’heure. Accord d’Alger, rôle de l’Union européenne au Mali, la donne Iyad Ag Ghaly, la prise de Ménaka entre autres, ont été abordés. Inévitablement, la date du 15 Mai s’est invitée dans les échanges. Pour Andrzej Bielecki, il fallait fixer une date. « Il y a eu plusieurs allers-retours à  Alger et pas de paraphe jusqu’à  présent de la CMA. En fixant cette date, qui d’ailleurs est aléatoire et aurait pu tomber le 16 ou le 17, le message était de dire : ça suffit! Le processus doit avancer. Le texte de l’Accord ne peut plus être changé. Il se trouve au juste milieu des revendications des uns et des autres. Aussi toutes les parties qui n’auront pas signé ce jour là , pourront le faire après », ajoute t’il, rejoignant ainsi les propos du Ministre de la Réconciliation Nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, il y a quelques jours. Mesures supplémentaires Le chargé d’Affaires espère que toutes les parties viendront signer le document le Jour J.  » Il y a quinze jours, j’aurai été plus optimiste mais aujourd’hui et au vu des évènements récents au Nord du Mali, je le suis un peu moins ». Ceci dit, Andrzej Bielecki souligne que tout est fait pour convaincre les parties d’être présentes le 15 Mai à  Bamako pour la signature qui doit avoir lieu en présence d’une vingtaine de Chefs d’Etats africains. Que dire alors de l’ombre d’Iyad Ag Ghaly ? Pour Bielecki, à  partir du moment o๠le leader d’Ansar Dine a prêté allégeance à  l’Etat Islamique en postant une vidéo en pleine négociation, il s’exclut du processus et montre tout son mépris des efforts faits par le Mali et la communauté internationale pour oeuvrer à  la paix. Si l’influence d’Iyad Ag Ghaly est sans conteste sur certains groupes rebelles, le conseiller politique estime que le dialogue est la seule la voie qui vaille. Au cas o๠la CMA ne signerait pas, le diplomate européen n’exclut l’idée des sanctions, mainte fois évoquées, mais seulement en dernier recours. Tout comme, il n’écarte pas les déstabilisations récurrentes de la situation au Nord au moment de mettre l’Accord en œuvre. Quid du cessez-le-feu rompu après la prise de Ménaka? Andrzej Bielecki pense qu’il est toujours de vigueur tant que l’Accord n’a pas été signé. En attendant, tous les groupes armés, d’auto-défense ou rebelles doivent le respecter. Après le 15 Mai, l’on pourra alors reconsidérer ce cessez-le-feu. Référence faà®te aux positions actuelles du GATIA, dont certains responsables ont des accointances avec les mouvements terroristes o๠l’ont été, précise Bielecki.

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