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Accord d’Alger: nouveau départ?

Vingt mois en partie consacrés à  parcourir le monde, de sommets en forum et visites officielles, pour porter la voix du Mali, expliquer la crise et convaincre tous les pays qui comptent de s’impliquer dans sa résolution. De ce point de vue, le 15 mai est une victoire pour lui. C’est la première fois que l’ensemble de la communauté internationale apporte sa caution à  un accord inter malien, allant jusqu’à  s’en porter garante, en le signant aux côtés du gouvernement et des groupes armés, que la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) rejoindra probablement un jour ou l’autre, faute d’options. Les chiffres 15/5/15 symbolisent donc un nouveau départ pour le pouvoir malien. Le début du mandat du Chef de l’à‰tat a eu comme priorité la résolution de la crise du Nord. Une étape vient d’être franchie. C’’est donc l’occasion d’indiquer un nouveau cap, de nouvelles priorités, d’imprimer une nouvelle cadence et d’expliquer la vision pour un Mali nouveau. Si cette période qui s’ouvre doit permettre la normalisation et la stabilisation du pays à  travers la mise en œuvre de l’accord, elle est aussi pour le président IBK une opportunité de renouer avec un peuple qui l’a formidablement élu en 2013, et dont les attentes sont grandes. Le temps est venu de la proximité, de la pédagogie sur le terrain pour expliquer le sens de l’action menée, et de celle à  venir. Ce nouveau départ devra se matérialiser par une attention toute particulière portée aux problèmes du quotidien : la sécurité, le pouvoir d’achat et la corruption, mais aussi aux problèmes d’avenir et notamment l’autorité de l’à‰tat, l’école et l’émergence économique.

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