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Qui peut sauver l’ADEMA ?

Même si la formation assure garder sa position de premier parti, sa base est fortement divisée par les querelles de leadership. l’Adema PASJ, en proie à  une crise multiforme, a donc besoin d’un leader consensuel pour sortir la tête de l’eau. l’intérimaire Tiémoko Sangaré se retrouvera très probablement face à  Mustapha Dicko. Dioncounda Traoré, réclamé par la base, pourrait s’inviter dans la course. Tout comme son challenger Mustapha Dicko, le Professeur Tiémoko Sangaré, 58 ans, est un « vieux de la vieille » à  l’Adema. Membre fondateur du parti, on lui reproche dans la Ruche « d’avoir abandonné le navire » pour créer la MIRIA en 1994. Le ralliement du parti à  la majorité présidentielle a également été mal compris par la base qui estime toujours que l’Adema doit rejoindre l’opposition. Intérimaire à  la tête du parti depuis 2012, il aura pu se reconstruire un vivier de partisans sur qui il peut compter pour porter son message : l’union sacrée autour des valeurs du parti, un message qu’il a du mal à  aire partager au cours des derniers mois. Docteur en littérature, Mustapha Dicko est âgé de 60 ans. l’ancien ministre, conseiller à  la présidence jouit d’une « grande légitimité historique » selon un de ses proches. « Lui, n’est jamais parti », rappelle-t-il. Jouissant d’une forte popularité particulièrement dans la zone de Douentza (région de Mopti) dont il a été député, il a récemment demandé à  ses camarades de ne pas transformer le congrès en « une querelle de chiffonniers». Proche d’Alpha Oumar Konaré et apprécié par les anciens du parti, il pourrait jouer le rôle de rassembleur. Avec eux, de gros outsiders, s’invitent dans la bataille. Boubacar Bah dit Bill, maire de la Commune V du District de Bamako et Mme Sy Kadiatou Sow, sont sur les rangs. Le premier est estimé de la jeunesse du parti. Le désir de voir se renouveler les instances et de faire monter la jeune et ambitieuse garde pourrait donc créer la surprise. La seconde, ancienne gouverneur du District et ancien ministre est, « le candidat qui a le moins de chance » assure un analyste de la vie politique malienne. « Une femme chef de parti, ce n’est pas avec elle que ça va commencer ». Sa rigueur est sa qualité la plus appréciée, surtout par ceux qui pensent que le parti a « besoin de faire le ménage à  tous les étages ». Reste l’option Dioncounda Traoré. l’ancien président par intérim du Mali, candidat à  la présidentielle avortée de 2012, est sollicité par les militants. Il serait « la moins pire » des options, mais l’homme ne semble guère intéressé par le poste et joue plutôt les « bons offices », tâchant de préparer un Congrès apaisé pour sortir le parti de l’ornière.

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