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Bad 2015 : le grand oral avant le verdict

La journée du 27 Mai est décisive dans l’intense lobbying déployé par chacun des candidats à  la présidence de la Bad. En effet les auditions à  huit clos ont débuté depuis 14h pour chaque prétendant au poste. La, il ne sera plus question du soutien des pays ou du poids des blocs régionaux mais plutôt de convaincre. A l’hôtel Sofitel Ivoire ou se tiennent les Assemble Annuelles de la Bad, les pronostics sont variables. Si chacun tire la couverture et accentue le lobbying, un trio de tête se distingue selon les observateurs les plus avertis. La candidate du Cap-Vert Christina Duarte, le Nigerian Adesina Akunmi qui déploie un lobbying intense, courtise les médias et impose ses flyers de campagne partout. L’ancien président Olusegun obasanjo serait arrivé la veille à  Abidjan  pour lui prêter main forte. Tandis que pour le Tchad, on est plus discret mais une source à  la Bad donne Kordje Bedoumra dans le carré final « Le vote va se jouer dans les trois premiers tours et autour dès candidats qui s’en dégageront, analyse Souad Aden Oman économiste à  la Commission Economique pour l’Afrique (CEA). Pour Adama Gaye, chargé de communication de la candidate du Cap Vert, les gouverneurs auront le dernier mot en dépit du soutien affiché des chefs d’états. Du reste si Alassane Ouattara à  déclaré lors de l’ouverture des Assemblées Annuelles de la BAD que Kaberuka serait très difficile à  remplacer, la balance pencherait plutôt du côté de l’Afrique de l’ouest. La veille de l’élection, le grand oral des candidats a eu lieu. Notre compatriote Birama Sidibe est passé en dernière position. Pour Mamadou Igor Diarra, ministre maliede l’économie et des finances, la performance de Birama Sidibe est à  saluer après 4h d’attente. De son côté estime Me Gaoussou Diarra, ministre de la promotion des investissements, l exercice n’était pas aisé. Birama Sidibe reste lui confiant et serein et juge avoir donné le meilleur. Intervenant et s’exprimant sans fard, M. Kaberuka a évoqué les défis auxquels il a dû faire face à  la tête de la Banque pour la faire évoluer jusqu’à  son niveau actuel : « Lorsque J’ai pris mes fonctions, J’ai pensé que cinq actions appelaient à  une attention urgente » a-t-il dit. « Un effort conséquent sur les infrastructures, l’incitation du secteur privé, l’intégration économique, le souci des à‰tats fragiles et la mise en valeur du pouvoir, de la connaissance et de la voix de l’Afrique ».

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