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Promesse évanouie

l’évènement historique de cette semaine est la venue sur le continent de Barack Obama, président des à‰tats-Unis d’Amérique et fils d’un africain du Kenya, pays o๠il a entamé sa tournée le 25 juillet avant de se rendre en à‰thiopie. Le choix des destinations de l’homme le plus puissant du monde n’est jamais le fruit du hasard. Tout d’abord, au moment o๠il effectue son dernier voyage en Afrique avant la fin de son mandat, il était difficile pour lui de ne pas aller dans le pays de son père, dont il n’avait pas foulé le sol depuis son élection en 2008. Cette première étape au Kenya avait donc une portée affective qui s’imposait. Quant à  l’à‰thiopie, autrefois misérable, elle est devenue en quelques décennies un modèle de croissance et de développement économique avec son prometteur marché de 90 millions d’habitants, véritable hub sous régional, et abrite aussi le siège de l’Union africaine en sa capitale d’Addis-Abeba. Cette seconde étape du voyage d’Obama était donc justifiée par des raisons à  la fois économiques et politiques. Mais au final, que retient-on de cette visite ? De très beaux discours, comme le président américain en a le secret. Des foules captivées par le magnétisme fou de cet homme qui continue d’en faire rêver beaucoup. Des piques adressées à  nos potentats de chefs d’à‰tat, presque indifférents. Hélas, rien de plus. Contrairement à  ses prédécesseurs, Clinton et Bush Junior, qui avaient lancé des initiatives d’envergure toujours en cours, respectivement l’AGOA et le Millenium Challenge, Obama n’a pas fait grand chose pour l’Afrique. Ou très peu. Le projet Power Africa lancé en 2014 ressemble à  un cache-misère, alors que le premier président noir des à‰tats-Unis, dont le dernier mandat se termine l’année prochaine, incarnait la promesse d’une nouvelle relation entre l’Amérique et l’Afrique.

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