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De la nécessité de faire ce que nous aimons

Quand tu côtoies un Américain, la première chose que tu apprends de lui, c’est la confiance en soi. Les Etats-Unis, c’est la partie du monde o๠le fils d’un paysan peut se permettre de rêver de devenir un jour milliardaire et leader de milliers de salariés. Pourquoi ? Parce qu’ils croient fermement en eux, en leurs rêves et en leurs capacités de pouvoir les réaliser. Par contre, en Afrique noire francophone, on manque non seulement de confiance mais aussi quand on voit quelqu’un d’ambitieux, on fait tout pour lui mettre des bâtons dans les roues. Pourquoi ? On le trouve trop prétentieux, très arrogant. Why ? Parce qu’on est égoà¯stes, nous pensons que si l’autre réussit, cela signifie que nous aurons échoué. Non mais why so selfishness ? Ce n’est pas pour rien que les Etats-Unis est (ou sont) le continent o๠tout est possible. Après avoir côtoyé certains d’entre eux, j’ai compris que c’est grâce à  leur foi en l’avenir, à  leur soif de la créativité, leur folle envie d’être premier partout, leur confiance et la passion qu’ils accordent dans tout ce qu’ils font, qu’ils sont aujourd’hui leaders du monde libre. Ce n’est pas parce qu’ils travaillent plus que nous. Allez dire cela aux paysans de Niono. C’est tout simplement parce qu’ils vivent avec passion, ils aiment ce qu’ils font ou plutôt ils font ce qu’ils aiment. Chez nous, nous pensons que si notre enfant ne fait pas des études de droit ou d’économie, il n’est pas sur le bon chemin. C’est d’ailleurs ce qui explique le taux croissant du chômage parce que presque tout le monde fait la même chose en même temps. Nous devons être capables de laisser le libre arbitre à  nos enfants (c’est à  dire le choix) de choisir leurs voies de faire ce qu’ils aiment. C’est la seule façon de réussir. Car nous oublions surtout que les Bill Gates, Steve Jobs, Mark Zukerberg, Richard Branson ont pour la plupart quitté Harvard pour choisir l’entrepreneuriat, leurs propres voies. Et en faisant ce qu’ils aiment, ils ont très facilement conquis le monde. Le successful man Britannique Richard Branson fut millionnaire dès l’âge de 22 ans. Bill Gates lui était déjà  PDG à  l’âge de 19 ans après avoir quitté Harvard. Il a bâti son empire Mycrosoft avec seulement 500 dollars dans la poche et de la vision bien sûr. Les exemples sont nombreux, je ne pourrai pas les citer tous. Mais pour avoir lu les histoires de ces Self-made-men, je retiens surtout que la clé de la réussite est, comme l’a si bien dit Steve Jobs dans son célèbre discours de Stanford de 2005, d’aimer ce que l’on fait.  » Find what you love. Truly love what you do. »

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