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Attaque du Radisson : Une nébuleuse djihadiste, toujours plus complexe

L’hôtel Radisson, a été la cible vendredi 24 novembre 2015, de djihadistes toujours plus déterminés à  frapper au moment o๠l’on s’y attend le moins et à  saper les efforts de stabilisation au Mali. Cette dernière attaque vient montrer la capacité de groupes terroristes comme Al Mourabitoune (les Signataires par le sang) et AQMI (Al-Qaeda au Maghreb islamique) à  ne plus se cantonner aux attaques dans le nord. Elle prouve aussi qu’entre ces différents groupes, il existe des passerelles étroites. La présence de membres d’origine nigériane au sein de l’organisation Al Mourabitoune fait penser à  une corrélation avec le groupe extrémiste Boko Haram qui opère au Nigeria et au nord du Cameroun et s’illustre par des tueries barbares en ayant recours à  des kamikazes. « Ces groupes ont les mêmes objectifs et ont souvent des actions coordonnées. Ils cherchent des cibles symboliques o๠il y a des regroupements d’étrangers, avec la garantie d’une résonance médiatique importante », souligne à  juste titre l’ancien ministre de la Défense, Soumeylou B. Maà¯ga. En effet, pour la seule année 2015, le Mali a été frappé au moins cinq fois sur son territoire par les groupes terroristes : Al Mourabitoune, que dirige Mokhtar Belmokhtar, un djihadiste d’origine algérienne, le Front de Libération du Macina dirigé par le prédicateur Amadou Koufa, la katiba Khaled Ibn Al Walid ou encore le mouvement Jund Al Kilhafa qui prêta allégeance à  Daesh, mais aussi les cellules actives issues du Mujao ou du mouvement Ansar Dine d’Iyad Ag Ghaly. Une manière de transporter le danger partout. Ces 3 dernières années, le maillage des forces nationales et internationales appuyé par l’opération Barkhane, a fait subir des pertes lourdes à  ces groupes extrémistes qui ont considérablement réduit leur marge de manœuvre », rappelle encore l’expert. Quant aux revendications d’Al Mourabitoune et d’Aqmi, diffusé sur Al-Jazeera pendant l’attaque, elles exigeaient la libération des détenus djihadistes maliens et la fin de « l’agression » des populations au nord du Mali.

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