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Enquête du Radisson : plusieurs pistes, peu d’indices

Si la réactivité des forces spéciales maliennes a été saluée de toutes parts dans la prise d’otages contre l’hôtel Radisson le 20 novembre, l’enquête qui doit permettre d’en savoir plus des complicités éventuelles avance lentement. Soupçonnés d’être liés à  la prise d’otages qui a duré plusieurs heures, l’interpellation de deux hommes Seidou Diepkilé et Adama Maà¯ga par les services de sécurité maliens, ne donne pas beaucoup d’informations. l’un deux, revendeur de cartes téléphoniques, arrêté à  Missabougou, un quartier éloigné de la périphérie de Bamako, aurait transféré du crédit téléphonique à  l’un des assaillants. Si certains témoins affirment également que les deux terroristes sont venus à  pied à  l’hôtel Radisson, on n’en sait pas davantage, même si les services de sécurité annoncent l’arrestation d’autres hommes. Les deux suspects ont-ils réellement des liens avec les initiateurs de l’attaque revendiquée par deux groupes, Al Mourabitoune et le front de libération du Macina avec la méthode de recourir à  des complicités locales ? Une autre piste envisagée est celle du terroriste Iyad Ag Ghaly, dont les dernières menaces laissent planer le doute. Dans la traque de ces éventuels suspects, la brigade d’intervention judiciaire est aidée par des enquêteurs américains et des canadiens mobilisés pour la circonstance. Si le flou demeure en raison du caractère discret de l’enquête, on se souvient que des opérations spéciales avaient permis d’appréhender deux ou trois suspects liés à  l’attentat de la Terrasse en mars dernier. Et même si d’autres courent encore, la population malienne est appelée à  collaborer et à  fournir aux services de sécurité tout renseignement susceptible d’aider l’enquête à  avancer. En attendant que la lumière soit faite sur ce dernier acte meurtrier qui a coûté la vie à  plusieurs étrangers et cinq Maliens, une dizaine de gendarmes et policiers viennent de boucler une formation sur le traçage, l’extraction et l’exploitation de données téléphoniques, sous l’impulsion de la mission de l’Union européenne. Il reste certain que le maillage territorial et la collaboration active des populations permettront non seulement de traquer d’éventuels complices de l’attentat, mais aussi certainement de prévenir et déjouer d’autres attaques. Comme le rappelait l’ex-ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maà¯ga, les populations font partie de la solution !

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