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Vivre à l’extérieur : de rares exemples d’intégration

La sénégalaise Fatou Diome, auteur à  succès en France décrivait dans « Le Ventre de l’Atlantique » son parcours épineux, pourtant réussi, une fois arrivée en France. Mais pour nos compatriotes maliens, le chemin de l’intégration est bien plus long. C’’est le cas de Malick Coulibaly qui dans son ouvrage « Sans papiers, sans paris » publié en 2002, racontait ses pérégrinations et sa vie d’immigré, squatteur d’un immeuble sans eau ni électricité. Malick a pu néanmoins s’affirmer par la suite dans le monde de l’écriture avec deux autres romans, dont l’un publié par les Editions Cauris au Mali. Pour d’autres, l’intégration s’exprime dans le milieu artistique. Mams Yaffa, 34 ans, n’est pas vraiment un immigré mais il est arrivé en France à  l’âge de trois mois avec sa famille originaire de la région de Kayes : « Je travaille pour le label et la marque de vêtements Wati-B, bien connue des Maliens. J’ai fait mes études en province et je suis peut être mieux paré pour la vie française. Ceux qui sont arrivés dans les années 2000 ont sans doute eu plus de chances que ceux qui s’y aventurent aujourd’hui », estime-t-il, avec un regard critique sur les possibilités d’évolution des jeunes Maliens en France. D’autres comme Mamadou Cissé, 40 ans aujourd’hui, ont foulé le sol français il y a une quinzaine d’années et après bien des difficultés, ont réussi à  créer quelque chose. Une société de sécurité notamment qui emploie près d’une quarantaine de personnes dont 70% de Maliens. Si des exceptions comme l’homme d’affaires Malamine Koné, fondateur de la marque Airness, Dadia Diakité alias Dawala, producteur du label Wati be ou encore la chanteuse d’origine malienne Inna Modja, peuvent représenter des modèles pour ces jeunes qui veulent tenter leur chance en Europe ou ailleurs, l’issue de l’aventure reste incertaine pour la plupart. Et Mams Yaffa, sans tabous, conseillerait plutôt à  ses compatriotes de développer des projets dans leur pays d’origine. Lui qui possède une agence en communication et évènementiel, se rend d’ailleurs fréquemment au Mali. Sa structure est l’incubateur de référence pour les Maliens ou franco-maliens qui souhaitent créer une entreprise au Mali. Chemin faisant…

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