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Drapeau national : qu’en faisons-nous?

Il est commun aux à‰tats-Unis de voir flotter dans les rues le drapeau étoilé o๠sont représentés les 50 à‰tats de l’Amérique. En France, depuis la tragédie des attentats de janvier et novembre 2015, le bleu-blanc-rouge est visible partout. D’ailleurs, en octobre dernier, les drapeaux du Mali et de la France, à  l’occasion de la visite d’à‰tat du président IBK à  Paris, flottaient ensemble sur la plus belle avenue du monde, les Champs Elysées. Aujourd’hui, le drapeau du Mali, identique, l’étoile en moins, à  celui du Sénégal voisin, fête ses 54 ans d’existence. C’’est en 1961, précisément le 21 janvier que la loi n°61-26 consacre sa version définitive, après son adoption le 1er mars de la même année par les députés à  l’Assemblée nationale, en pleine période d’indépendance. Il est composé de trois bandes verticales de couleur verte, or et rouge. Le vert, selon la Grande chancellerie du Mali, représente l’espérance et la vocation agro-pastorale du Mali, l’or, les richesses qui constituent son sous-sol, et le rouge rappelle le sang versé pour se libérer du joug colonial. Symbole fort d’une nation, le drapeau incarne bel et bien le patriotisme et l’appartenance à  un même peuple et est levé à  l’occasion de grandes évènements ou d’oraisons funèbres. Malgré tout, a-t-il la même importance pour tous ? « Dans les services étatiques, la montée des couleurs se fait tous les lundis et il est habituel de ne voir que très peu de personnes y assister », témoigne Madame Djimè, cadre dans l’administration. « Ce sont surtout les intellectuels et les militaires qui respectent le drapeau national parce qu’ils savent sa signification, tandis que certains jeunes pensent qu’il ne sert que pour les matches de foot ou les campagnes électorales. On ne peut respecter ce qu’on ne connaà®t pas », résume Baba Diarra, journaliste. Dans l’armée, le drapeau revêt une toute autre valeur, porte étendard principal des forces armées en faction ou sur le terrain. Il reste que pour aimer sa patrie et la défendre face aux menaces, « une sensibilisation plus accrue aux symboles de la nation s’impose », juge ce professeur d’université. Car comme le dit l’adage, un drapeau qu’on cache dans sa poche, ce n’est pas un drapeau, c’est un mouchoir.

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