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Bengaly Guindo : un engagement de la première heure

C’est au sein de la cellule familiale, au contact d’une tante militante, que le jeune politicien a attrapé le virus de la politique. Il se bat pour que les jeunes aient leur place sur l’échiquier politique. Dans sa famille adoptive à  Missira, le jeune Bengaly Guindo est entouré de parents engagés dans la vie politique. Aux côtés de sa tante, feue Sissoko Safiatou Sy, ancienne cadre du RPM, il s’intéresse très tôt à  la chose politique et dès l’âge de 8 ans, participe avec intérêt aux réunions qui se tiennent dans la cour familiale. C’est donc naturellement qu’il s’engage en politique au point aujourd’hui d’être à  la tête du Réseau des Jeunes des partis politiques du Mali (RJPPM). Cette association créée en 2012, « aux lendemains du coup d’à‰tat, a pour objectif de réunir la jeunesse politique malienne pour la renforcer et conforter sa place dans la vie de la nation », explique-t-il. Car, pour ce juriste de 32 ans originaire de Bandiagara (région de Mopti), l’avenir de la politique malienne réside dans la responsabilisation de la jeunesse. Il déplore le fait que « les postes de décision ne nous sont que très rarement confiés et il faut se battre pour émerger ». Membre militant de l’Adema o๠il occupa le poste de chargé de l’éducation et de la formation professionnelle, il adhère à  l’Union pour la république et la démocratie (URD) en 2003, à  la suite de son mentor Lassana Koné, ancien vice-président du parti, décédé en 2015. Du comité au bureau national, en passant par la section et la sous section, il gravit les échelons et occupe aujourd’hui le poste de secrétaire chargé des élections au niveau de la jeunesse du premier parti d’opposition. Depuis 2014, à  la tête du RJPPM, il met toute son énergie à  fédérer les jeunes des partis politiques, majorité, comme opposition, autour de causes communes. Avant de devenir enseignant de droit à  l’ISPRIC, le jeune dogon fera un passage remarqué à  l’Assemblée nationale en tant qu’assistant parlementaire de 2013 à  2014, après de multiples stages dans les cabinets d’avocat et tribunaux à  la fin de son cursus universitaire. Très populaire dans son quartier de Missira, il est perçu comme quelqu’un de rigoureux. « Sa modestie et son courage » lui ont valu la confiance de ses aà®nés. Fort de cette aura, il se lance un nouveau challenge, la présidence de la section Jeunesse de l’URD en Commune II du District de Bamako. En marge de la politique, l’ancien champion d’art oratoire joue au football avec les jeunes du quartier et lit beaucoup. Sa source d’inspiration n’est autre que Modibo Keà¯ta, premier président du Mali.

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