Culture › Musique

Le blues de Djelimady Tounkara

Né à  Kita et fils de griot, Djelimady Tounkara s’est forgé un style unique et inimitable dès le milieu des années 70, alors qu’il évoluait aux côtés de Mory Kanté et Salif Keà¯ta dans le mythique groupe « Super Rail Band », dont il fut co-fondateur, chef d’orchestre et soliste pendant de longues années. Autodidacte, C’’est par la radio qu’il s’est imprégné des musiques afro-américaines (blues, rock, jazz), des musiques arabo-andalouses, cubaines et congolaises. Des influences qu’il a su intégrer dans sa musique. Djelimady Tounkara représente aujourd’hui une source d’inspiration pour plusieurs générations de guitaristes. Grâce à  son doigté inimitable, il a su apprivoiser et tirer la quintessence de son instrument de prédilection, dont il joue avec les mêmes sonorités que la kora et le ngoni, instruments qui accompagnent depuis des siècles les grandes épopées mandingues. « Son touché, son phrasé, son sens aig༠de la note exacte, le swing discret et efficace, l’élégance fluide de ses solos » enivre ceux qui l’écoutent, au nombre desquels Sébastien Rieussec, journaliste indépendant. Un talent qui fait de lui l’un des grands guitaristes du moment. Après son premier album solo « Sigui » en 2000, et « Solon Kôno » en 2005, Djelimady sort un nouvel opus, « Djely Blues », le 3 mars prochain en France. Un album qui a tout pour séduire le public, si l’on en croit l’accueil qui lui a été réservé ce samedi 20 février à  l’Institut français de Bamako. Composé de 11 titres, et entièrement instrumental, cet album est, selon son producteur, Christian Mousset, « unique en son genre ». Avis aux amateurs !

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