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A qui le tour?

Paris, Bamako, Ouagadougou, N’Djamena, Grand Bassam, Istanbul, Bruxelles. Les noms de ces villes, avec d’autres, s’égrènent désormais comme un décompte macabre sur le chapelet des villes durement touchées par la barbarie aveugle qu’est le terrorisme. Pour ceux qui en doutaient encore, les terribles attentats qui ont touchés au C’œur la capitale des Belges dans la matinée du 22 mars sont venus rappeler que plus personne n’est désormais à  l’abri. Pays riche ou pauvre, musulman, chrétien, ou les deux, blancs ou noirs. Peu importe, l’essentiel pour les terroristes est de tuer au maximum, sans discernement. Lorsque ce sont les autres qui sont touchés, on compatit en se disant : « ça n’arrive qu’aux autres ». Et lorsque l’on est frappé à  son tour, C’’est l’étourdissement, la confusion, puis l’incompréhension, à  laquelle succède la colère. Et puis on se relève, on continue à  vivre, on apprend même à  vivre avec cette menace. Dès lors, lorsque le tour du suivant arrive, C’’est une vague de sympathie qui se lève et qui créée des liens de solidarités entre peuples ou entre nations, qui se découvrent des valeurs communes. C’’est précisément là  que se trouvent les limites de la terreur imposée par les groupes djihadistes. Certes, ils font des dégâts, blessent, tuent, et traumatisent certains. Mais au final, auprès de l’écrasante majorité, ils ne font qu’unir dans la douleur des peuples de toutes confessions, et renforcent ainsi les valeurs qu’ils disent combattre, celles de la liberté et de la fraternité.

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