Société › Éducation

Guerre des clans à l’AEEM

Depuis lundi dernier la situation se dégrade dans certains établissements scolaires de la ville, theâtre d’affrontements et de fusillades entre deux clans rivaux de l’AEEM, soutenenant le nouveau bureau du comité avec à  sa tête Abdoul Salam Togola alias Willy de Badalabougou, récemment élu, et le candidat sortant Ibrahima Traoré alias Jack Bauer de Bagadadji.

Ces deux clans se sont tirés dessus et affrontés à  l’arme blanche, ces derniers jours, perturbant la vie scolaire et semant la panique. Compte tenu du climat d’insécurité et de violence qui règne actuellement dans certains établissements de la ville, l’administration de la Faculté d’histoire et de géographie (FHG), visée par ces attaques, a décidé de fermer l’établissement et de suspendre les cours durant 72 h. la direction n’exclut pas d’étendre ces mesures si le calme ne revient pas.

La violence entre différentes branches du syndicat estudiantin n’est pas nouvelle, cependant depuis l’élection de Willy comme secrétaire général de l’association, elle semble avoir pris de l’ampleur. Une lutte pour le contrôle du bureau de la direction nationale semble en être l’enjeu. Pour Willy, les coupables ne font aucun doute, « C’est Jack Bauer et un de ses soutiens dénommé Bekaye Diawara, un chef de gang bien connu qui réside à  Bamako, nous avons porté plainte plus de quatre fois contre ce dernier et jusque-là  il n’a pas été mis aux arrêts ».

De son côté « Jack Bauer », renvoi la balle à  son adversaire l’accusant d’avoir causé « de nombreux blessés dont un enfant percuté par un automobiliste lors d’une de ses descentes ». Malgré la présence quotidienne de la police, les actes de violence ne semblent pas être juguler, Willy prévient : « Si les autorités ne jouent pas leurs rôles, nous serons peut-être obligés de faire à  notre manière, on ne va pas rester en classe et laisser les gens venir nous agresser, laisser n’importe qui s’introduire dans l’espace scolaire et venir attaquer les gens avec des machettes et des couteaux ». Pour certains cette association estudiantine serait plus un gang, manipulé pour de générer de l’instabilité à  l’école plutôt que défendre les intérêts des élèves et des étudiants. Selon nos informations, ces clans auraient le soutien de certains politiciens dont des anciens membres de l’AEEM entrés en politique. Selon une source, un ancien de l’AEEM s’étant vu refuser un marché au ministère de l`Éducation, utiliserait l’association comme moyen de pression sur le ministère. La situation reste pour le moment préocupante, une réunion d’urgence se tiendra lundi prochain au FHG pour tenter de trouver de réelles solutions.

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