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Le canoë-kayak malien manque de fonds

Le canoë-kayak discipline encore peu connue au Mali

Le président de la Fédération malienne du canoë-kayak et disciplines assimilées, Dr Salia Coulibaly, nous présente sa discipline, encore peu connue au Mali.

Alors qu’elle a pour ainsi dire un ancrage culturel au Mali, la pratique du canoë-kayak peine à se développer. Selon le président de la Fédération malienne du canoë-kayak et disciplines assimilées (FEMACKDA), créée en 2009, Dr Salia Coulibaly, « le canoë est différent du kayak, mais ce sont tous les deux des sports qui se pratiquent sur l’eau et dans des pirogues conçues spécialement à cet effet. Le kayak se pratique assis dans le fond du bateau (ou sur un siège très bas), avec les jambes allongées, et on le fait avancer avec une pagaie double, c’est à dire avec une pale de chaque côté. Tandis qu’en canoë, le rameur est positionné à genoux et ses jambes sont pliées en arrière, il se sert d’une pagaie simple qu’il utilise à sa convenance à droite ou à gauche de son embarcation ». Il faut préciser que dans les deux cas, les pirogues peuvent contenir une, deux ou quatre personnes, voire davantage.

Membre provisoire du Comité national olympique et sportif du Mali, la FEMACKDA n’est pas encore parvenue à atteindre son objectif qui est la promotion de la pratique du canoë-kayak en tant que sport professionnel. Sept années après sa création, elle n’a en effet représenté le Mali à aucune compétition internationale, ni même à une rencontre sur la discipline, comme le déplore le Dr Coulibaly. « Nous sommes confrontés à de véritables problèmes de financement et de partenariat quant à l’organisation locale de nos activités ». Pas encore éligible au financement du CNOSM, la fédération peine a réunir les ressources pour organiser un championnat national qui permettrait de mettre en compétition les ligues qui se trouvent à l’intérieur du pays et qui devraient pour la circonstance rejoindre Bamako. « Chaque année, nous proposons d’organiser notre championnat, entre octobre et décembre mais nous n’arrivons pas à boucler le financement du déplacement des athlètes. Et nous avons manqué plusieurs compétitions internationales pour les mêmes raisons. Cela est regrettable », conclut Dr Coulibaly.

 

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