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Décrispation au CSA : une « entente » affichée par les acteurs

Gouvernement-CMA-Plateforme

Les travaux de la 9ème session du comité de suivi de l’accord, CSA, s’est achevé le 14 juin dernier au CICB sous la présidence de l’Algérie, chef de file de la médiation. À la fin des travaux, on apercevait des sourires sur les visages souriants des uns et des autres, comme pour dire qu’un espoir est permis avec l’entente entre le gouvernement et les groupes armés pour la mise en œuvre de l’accord.

Deux points étaient à l’ordre du jour de la 9ème session : la mise en place des autorités intérimaires et les arrangements sécuritaires notamment l’opérationnalisation du mécanisme opérationnel de coordination(MOC). « À la clôture, c’était la satisfaction totale », explique M. Inhaye Ag Mohamed, Secrétaire Permanent du Comité National de coordination de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Ainsi, le comité a salué l’adoption, par les parties de l’« ENTENTE » sur les modalités pratiques de mise en place des autorités intérimaires, des chefs de circonscriptions administratives, le redéploiement des services déconcentrés de l’État et le mécanisme opérationnel de coordination ». Cette entente constitue à n’en pas douter, une avancée significative dans le processus de paix. C’est dans cette optique que le comité a exhorté les parties au respect des engagements et d’en assurer une mise en œuvre diligente dès sa signature. Dans le cadre de l’opérationnalisation du MOC, il y aura une unité de six cents hommes qui seront déployés dans les régions de Gao, Tombouctou et Kidal. Elle sera composée de : deux cents soldats des FAMA, deux cent combattants de la CMA et deux cents combattants de la Plateforme. Les effectifs des régions nouvellement créés, (Ménaka et Taoudénit) ne sont pas encore connus et il faudra attendre les prochaines réunions pour être fixé. L’objectif de ces patrouilles est d’assurer la sécurité des autorités intérimaires qui vont être mises en place dans les jours à venir.

Concernant la mise en place des autorités intérimaires, il a été convenu de les mettre en place partout où les organes élus des collectivités territoriales ne sont pas fonctionnels. Ce qui est le cas spécifique des régions de Ménaka et de Taoudénit. Il y aura des collèges transitoires qui préfigureront les futures autorités intérimaires avant la création des collectivités territoriales dans les nouvelles régions. Pour ce qui est des compétences des autorités intérimaires, le président de chaque autorité intérimaire sera le chef de l’exécutif local. À ce titre, les services techniques déconcentrés de l’État, dans les domaines de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire, technique et professionnel, les centres de santé communautaires, les centres de santé de référence et les hôpitaux, l’hydraulique rurale et urbaine etc. relèveront de son autorité.

En vue de faciliter le retour de l’administration, il est prévu que la Plateforme et la CMA désignent des conseillers spéciaux à raison de : deux auprès du représentant de l’État dans chaque région et un auprès du représentant de l’État au niveau cercle et arrondissement. Pour le financement des autorités intérimaires, des dotations spéciales, sous forme de subventions, dons, et legs, seront mobilisés pour en assurer le fonctionnement, afin de leur permettre de remplir leurs missions. À cette fin, le gouvernement, la Plateforme et la CMA organiseront, très prochainement, après la signature de l’ENTENTE, une réunion conjointe avec les partenaires techniques et financiers (PTF). En ce qui concerne, les dispositions spéciales, les parties ont convenu que lorsque l’ordre public est menacé, le représentant de l’État et le président de l’autorité intérimaire prendront de manière consensuelle les mesures de police nécessaires au rétablissement de l’ordre.

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