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Attentats d’Istanbul : 44 morts et 239 blessés

3 kamikazes se sont fait exploser après avoir ouvert le feu sur la foule, à l’aéroport Atatürk d’Istanbul, mardi soir vers 22 heures (19 heures au Mali). Le bilan des victimes s’élevait à 44 morts et 239 blessés selon les dernières informations.

Mardi 28 juin, vers 22 heures, Trois kamikazes ont ouvert le feu sur la foule ainsi que sur les forces de police avant d’activer leurs détonateurs et se faire exploser, occasionnant de nombreux morts et blessés. La nationalité des assaillants n’est pour le moment pas déterminée. Selon un dernier bilan, 44 personnes ont été tuées et 239 blessées dont 130 sont toujours traitées dans les hôpitaux de la ville, suite à cet attentat. L’identification de la nationalité des victimes décédées a commencé et selon un responsable turc, parmi les morts figurent 13 ressortissants étrangers : 5 saoudiens, 2 Irakiens, 1 Tunisien, 1 Ouzbek, 1 Chinois, 1 Iranien, 1 Ukrainien et 1 Jordanien.

Le Premier ministre Turc, Binali Yildirim, a réfuté toute défaillance en matière de sécurité dans l’aéroport, il a ajouté que le fait que les terroristes soient armés a compliqué les choses. Les kamikazes sont arrivés à l’aéroport en taxi. Vers 22 heures (heures locales), ils ont ouvert le feu, avec des fusils-mitrailleurs, sur les passagers et les policiers qui se trouvaient dans l’un des terminaux de l’aéroport, avant de se faire exploser.

Les vols n’ont pu reprendre que vers 3 heures du matin (heure d’Istanbul), après une interruption de 6 heures. Néanmoins un tiers des vols étaient annulés et de nombreux autres retardés. Bien que cet attentat n’est, pour l’heure, pas encore été revendiqué, les autorités turques soupçonnent l’organisation État Islamique (EI) d’être responsable de ces attaquesC’est la troisième fois, suite à des attentats terroristes survenus à Istanbul, que les autorités turques attribuent les attaques à cette organisation terroriste.

Pour rappel, la Turquie fait face à deux ennemis distincts, d’une part les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre Ankara depuis 1984 et d’autre part l’État Islamique, implanté sur le territoire turc et qui assure le passage des combattants vers le territoire irakien et syrien.

La violence de l’attaque de l’aéroport d’Istanbul, onzième aéroport le plus fréquenté au niveau mondial, et son mode opératoire, rappelle celle survenue le 22 mars à l’aéroport de Zaventem à Bruxelles et revendiquée par l’EI.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a vivement condamné cet attentat qui avait, selon lui, pour but de« déstabiliser la Turquie en faisant couler le sang des innocents ». Washington, a dénoncé ces attaques et promis son soutien à Ankara . Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a réclamé une coopération internationale en espérant que « que les auteurs de ce crime seront identifiés et poursuivis en justice ». La France, par la voix de son président, François Hollande, a « condamné fermement » cet « acte abominable », lors d’une conférence de presse au sommet européen de Bruxelles.

 

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