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Quotas, la question qui fâche

Pour le pèlerinage à la Mecque, chaque pays a un nombre maximum de pèlerins qu’il peut faire voyager. Il est normalement calculé sur la base de 1 000 pèlerins pour 1 million d’habitants. Le Mali n’en a pour l’instant que 9 000, dont 1 500 voyagent avec la filière gouvernementale, prise en charge par la Maison du hadj, qui organise l’avant, le pendant et l’après pour le compte de l’État. La filière privée, qui regroupe toutes les agences de voyages, envoie elle 7 500 pèlerins, également bénéficiaires de l’accompagnement de la structure d’État, en terme de formation par exemple. Il faut cependant noter qu’en ce qui concerne la répartition du quota des privés, chaque année apporte son lot de complications. La première raison en est l’augmentation exponentielle du nombre d’agences, passées de 5 il y a une vingtaine d’années, à plus de 200 aujourd’hui. « Ce qui fait que chaque agence se retrouve avec une portion congrue du marché », déplore un responsable d’agence, selon lequel l’immixtion du ministère du Culte n’arrange rien à la situation. « Nous nous étions organisés, mais maintenant, l’État veut décider combien de personnes nous devons amener. Si tu partais avec 100 personnes et qu’aujourd’hui tu n’en as plus que la moitié, comment peux-tu être rentable ? », s’interroge-t-il.

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