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Fonction publique : 13 000 fonctionnaires fictifs

La ministre de la Fonction publique Diarra Raky Talla

Selon le ministère malien de l’Information, porte-parole du gouvernement, Mountaga Tall, 13 000 fonctionnaires fictifs ont été découvert à la suite de l’opération « contrôle physique des agents de l’Etat ». Une enquête a été ouverte pour situer les responsabilités.

Le lundi 15 août, le ministre de Justice, Garde des sceaux, Me Mamadou Ismaël Konaté, a annoncé que le gouvernement avait diligenté une enquête sur l’affaire des 13 000 fonctionnaires fictifs. Le pot aux roses a été découvert après que le gouvernement eut organisé en octobre, novembre et décembre 2014, l’opération «contrôle physique des agents de l’Etat», laquelle concernait les fonctionnaires civils, militaires, les contractuels de l’Etat ainsi que les fonctionnaires des collectivités territoriales. L’opération visait à détecter les agents fictifs. « Le ministre de la Fonction publique a effectué un contrôle physique en relation avec les paiements…et a détecté environ 13 000 employés qui étaient soit fictifs ou irréguliers (…) Les épargnes qui peuvent être réalisés si toutes les mesures sont prises seront d’environ 30 milliards de francs CFA. », a déclaré le ministre de la Communication et de l’Economie numérique et porte-parole du gouvernement, Me Mountaga Tall.

A en croire le ministère de la Fonction publique, ces fonctionnaires fictifs étaient soit décédés, soit partis de la fonction publique. Une anomalie qui a occasionné une perte de plus de 30 milliards de CFA à l’Etat. L’enquête dont le ministre de la justice a demandé l’ouverture vise surtout à « situer les responsabilités ». «Quel que soit la situation, dans un cas ou dans l’autre, il y a un faux à la base, de sorte que ces agents sont connus, identifiés et peuvent être poursuivis en justice. Les agents qui touchent ces salaires, on peut remonter toute la filière à travers les données qui sont au niveau du bureau central des soldes et au niveau des départements à travers des services chargés des ressources humaines. », a commenté  Me Abdourahamane Ben Touré, avocat au barreau malien, interrogé par Studio Tamani.

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