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L’affichage urbain, entre structuration et développement

Essentiellement à but publicitaire, l’affichage est un média de masse ayant une cible urbaine et majoritairement mobile. Qu’en est-il de ce secteur dynamique et en plein développement ?

Technique de communication consistant à installer et gérer dans un espace public du mobilier urbain destiné à recevoir un support de nature promotionnelle, les premiers et seuls textes à ce jour relatifs à l’affichage et à la publicité au Mali datent de 1987. L’installation des panneaux publicitaires le long des routes de notre capitale a débuté vers les années 1990.

L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) fut pionnière dans ce domaine, jusqu’à l’arrivée vers les années 2010 de régies privées telles que Matrix, Malisoba, Mip Mali, Stellis, Supertech, ou tout dernièrement Icone en 2015, avec pour la plupart des formats de panneaux de 12m2, 18m2 et 21m2. Exclusivement chez Stellis, des grandes dimensions de 40 et 48m2 diversifient l’offre. Futur’art a, pour sa part, misé sur des standards plus originaux avec éclairage nocturne. Atlantis Group, filiale d’une société sénégalaise installée récemment au Mali, a apporté l’innovation avec l’affichage dynamique sur écran LED de 10 et 20m2, suivi dans cet élan par l’AMAP.

Certaines de ces structures se sont organisées en Groupement des régies d’affichage du Mali (GRAM) en début d’année 2016, dans le souci d’« être un interlocuteur de l’État dans un secteur régulé et loin du désordre qui existe en ce moment », explique le directeur général de Stellis communication, Abdoulaye Keïta, secrétaire général du GRAM. Le secteur n’est en effet pas réglementé et permet la concurrence déloyale d’entreprises informelles qui cassent les prix de location des supports et s’installent parfois sans autorisation.

Les contrats pour l’installation du mobilier urbain dans l’espace public sont conclus avec les mairies qui, moyennant une redevance annuelle de 7 500 francs par mètre carré, accordent des concessions aux entreprises spécialisées en publicité extérieure, dont certaines se sont dispersées sur toute l’étendue du territoire même si Bamako reste la plus dotée. À l’AMAP, les tarifs mensuels de location d’une face en format 12m2 sont de 93 500 francs CFA HT la face, assez proche des tarifs en vigueur chez les autres régies. Ce métier est directement lié à celui des imprimeurs qui se sont dotés eux aussi des capacités pour satisfaire la demande, et des « colleurs », qui posent les affiches et qui sont regroupés en GIE ou employés par les régies elles-mêmes.

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