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Découverte d’un lot de munitions : plein feu sur la MINUSMA

Casques bleus sénégalais de la MINUSMA

La mission onusienne se trouve dans le collimateur de nombre de maliens qui s’interrogent sur les agissements de la MINUSMA aujourd’hui. C’est un véritable feu nourri lancé sur sa gestion de la crise malienne. L’affaire des minutions de guerre découvertes par les douanes maliennes au poste frontalier de Diboli en possession d’un agent de la MINUSMA, suscite de nombreuses interrogations.

Des remous suscités par la découverte d’un lot de 25 caisses contenant 7500 munitions destinés, selon la MINUSMA, à réapprovisionner l’unité de police constituée en question, déployée au sein de la MINUSMA dans la région de Gao, convoyé par un officier de police de cette même unité, crées une grave fissure au sein de l’opinion publique malienne. Les faits remontent au samedi 20 août dernier, lorsque la douane malienne mettait la main sur les caisses de munitions dans un bus de « NOUR transport » en provenance de Dakar. Le convoyeur de ces minutions répond au nom de Moussa N’Diaye, un officier de police sénégalais. Après investigation, il s’est avéré que c’est un casque bleu de la MINUSMA et que les minutions étaient destinées au contingent sénégalais basé à Gao. Toutefois, il y a des zones d’ombre autour de cette affaire, car l’officier en question n’avait aucun ordre de mission de la MINUSMA et pire, il n’avait pas daigné répondre lorsque le chauffeur était interrogé par les douaniers. Ce dernier dans un premier temps, avait souligné qu’il s’agissait de veilles ferrailles. La MINUSMA a-t-elle besoin de détours pour se ravitailler ? Les minutions étaient-elles réellement destinées au contingent sénégalais ?

« Une fois les pièces justificatives reçues des autorités du pays contributeur, elles ont été fournies aux autorités maliennes. Le lot de minutions a été envoyé à Bamako sous l’escorte de la gendarmerie de Kayes. Ces munitions seront acheminées par transport aérien par la MINUSMA à destination de Gao pour y être livrés au contingent concerné », a expliqué la porte-parole Mme Radhia Achouri, lors du point de presse hebdomadaire de la mission onusienne. Elle a aussi souligné que les pays contributeurs de police ont la charge de fournir et d’assurer par leurs propres moyens la provision du matériel requis à leurs contingents et éléments déployés dans le cadre des missions de maintien de la paix. « Dans le cas d’espèce, le pays contributeur a été notifié et a indiqué que toutes les mesures seront prises pour éviter qu’un tel regrettable incident ne se reproduise », a-t-elle ajouté.

Des explications qui ne convainquent pas nombre de maliens qui estiment aujourd’hui que la MINUSMA n’est pas claire dans la gestion de la crise malienne. Beaucoup se disent déçu aujourd’hui par le comportement peu orthodoxe de la mission. De plus en plus, de voix s’élèvent pour demander son départ prétextant qu’elle ne joue pas pleinement son rôle de maintien de paix et de la stabilité dans le pays. «Je ne comprends pas la position ambiguë de la MINUSMA. Tout le monde voit son soutien affiché à la CMA, alors qu’elle est censée être neutre. Je pense qu’il est temps que l’on s’interroge réellement sur l’utilité de cette mission », explique un leader politique

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