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Nouvelle loi électorale : L’opposition demande une seconde relecture

Les remous suscités par l’adoption de la nouvelle loi électorale par l’Assemblée nationale, le 9 septembre dernier, continue de diviser la classe politique malienne. L’opposition à travers le groupe vigilance république démocratique (VRD) a, au cours d’une conférence de presse ce vendredi 16 août, demandé une seconde relecture de la loi.

Le projet portant loi électorale et soumis à l’Assemblée nationale au cours de la session extraordinaire d’août 2016, a été adopté le vendredi 9 septembre, après 48 heures de débat houleux. Ce projet est justifié par la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger et comporte plusieurs innovations. Ils s’agit entre autres : de l’institution du suffrage universel direct, pour l’élection des conseillers de cercle ; la prise en compte du genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives ; la suppléance des députés ; le renforcement des conditions de législation des procurations de vote et de listes de candidature ; l’institution d’une commission électorale régionale ; l’extension à toutes les élections des collectivités territoriales, de la possibilité d’organiser les élections à des dates différentes, etc. Malgré toutes ces innovations, l’opposition estime que cette nouvelle loi électorale est en déphasage avec les réalités du moment.

Partant de là, le groupe VRD avait saisi en temps l’opportunité de la lecture du texte fondamental en adressant au bureau de l’Assemblée une trentaine d’amendements s’inscrivant dans le cadre du renforcement de la transparence, la sécurité des opérations de vote à l’effet d’introduire des dispositions en vigueur dans la sous-région et de minimiser le risque de litiges post-électoraux aux conséquences souvent très fâcheuses, apprend-on. «  En dépit des amendements de l’opposition politique et de recommandations de certains partenaires au développement, le gouvernement est demeuré dans sa logique d’autisme et a obtenu le vote du projet de loi par la majorité parlementaire qui soutient son action avec 78 voix contre 28 », indique Seydou Diawara président du groupe VRD. Par cet acte, poursuit-il, le gouvernement vient de rater l’occasion de tirer les leçons de la crise institutionnelle que notre pays a connue, des insuffisances notoires observées lors des dernières opérations de vote, et du risque de sérieux conflits post-électoraux. Selon l’analyse de l’opposition, l’introduction dans le projet de loi voté, donnant la possibilité de convoquer à différentes dates des collèges électoraux pour l’élection des conseillers de toutes les collectivités territoriales, est un facteur de partition du pays. « le groupe VRD regrette que les députés aient voté cette loi électorale à minima, contraire à l’esprit d’une relecture de texte adapté au contexte d’une réalité nationale, sous régionale et internationale » a conclu M. Diawara.

 

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