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Fièvre de la vallée du rift : aucun cas détecté au Mali

Photo : Reuters

Le virus de la fièvre de la vallée du rift (FVR) appartient au genre Phlebovirus, l’un des cinq genres de la famille des Bunyaviridae. Il a été identifié pour la première fois en 1931 au cours d’une enquête sur une épidémie touchant les moutons d’une ferme de la Vallée du Rift, au Kenya.

Le virus a été détecté aux frontières du Niger où il aurait fait 25 victimes parmi les 64 cas attestés par les autorités nigériennes. Aucun cas de décès lié à cette maladie n’a été enregistré, pour le moment au Mali. L’annonce a été faite par le comité technique et scientifique du ministère de la Santé de lutte contre les maladies infectieuses, samedi 24 septembre 2016, lors d’une conférence de presse dans les locaux dudit ministère.
la fièvre de la vallée du rift est une maladie virale touchant très souvent les animaux. L’infection peut provoquer une pathologie sévère tant chez l’animal que chez l’homme.

Transmission à l’être humain

Dans la grande majorité des cas, l’infection se produit chez l’homme à la suite d’un contact direct ou indirect avec du sang ou des organes d’animaux contaminés. Le virus peut se transmettre lors de la manipulation des tissus animaux au cours de l’abattage ou de la découpe, pendant les mises à bas et les interventions vétérinaires ou lors de l’élimination des carcasses ou des fœtus. Certains groupes professionnels, comme les éleveurs, les agriculteurs, les employés des abattoirs et les vétérinaires, sont donc plus exposés au risque d’infection. Le virus pénètre chez l’homme par inoculation, en cas de blessure avec un couteau souillé ou de lésion cutanée par exemple, ou par inhalation des aérosols produits au cours de l’abattage des animaux infectés. Il semble bien que l’homme puisse également être contaminé en ingérant du lait cru ou non pasteurisé provenant d’animaux infectés. Le virus peut aussi se transmettre à la suite de piqûres de moustiques, le plus souvent des Aedes, les mouches hématophages (se nourrissant de sang) peuvent également transmettre le virus de la FVR.
La forme bénigne de la Fièvre de la vallée du rift chez l’homme.

La période d’incubation (l’intervalle entre la contamination et l’apparition des symptômes) varie de deux à six jours.
Ensuite, les personnes infectées ne présentent aucun symptôme ou développent une forme bénigne se caractérisant par un syndrome grippal avec installation brutale de fièvre, de myalgies, d’arthralgies et de céphalées. Dans certains cas, on observe aussi une raideur de la nuque, une sensibilité à la lumière, une perte de l’appétit et des vomissements. Pour ces patients, il arrive que l’on confonde la FVR avec la méningite.
Les symptômes durent en général de quatre à sept jours, après quoi la réaction immunitaire peut être détectée avec l’apparition d’anticorps; le virus disparaît alors progressivement de la circulation sanguine.

Forme grave de la FVR chez l’homme:

La plupart des cas chez l’homme restent relativement bénins mais une petite proportion des patients développent une pathologie beaucoup plus grave prenant en général la forme d’un ou de plusieurs des trois syndromes suivant: forme oculaire (0,5 à 2 % des patients), méningo-encéphalite (moins de 1 %) ou fièvre hémorragique (moins de 1 %)
Forme oculaire: dans ce cas, les symptômes habituels de la forme bénigne s’accompagnent de lésions rétiniennes, qui apparaissent en général une à trois semaines après la manifestation des premiers symptômes. Habituellement, les patients signalent une baisse de la vision ou une gêne visuelle. La maladie peut guérir spontanément sans laisser de séquelles en dix à douze semaines. Chez certains cependant, les lésions se produisent près de la tâche jaune et la moitié des patients souffriront d’une baisse définitive de leur acuité visuelle. Les décès sont rares lorsque la pathologie se limite à cette forme de la maladie.

Méningo-encéphalite: elle apparaît en général au bout d’une à quatre semaines après les premiers symptômes de la FVR. On observe dans les manifestations cliniques d’intenses céphalées, des pertes de mémoire, des hallucinations, une désorientation, un état confusionnel, des vertiges, des convulsions, la léthargie et le coma. Les complications neurologiques surviennent plus tard (après 60 jours). Les décès sont rares chez les patients seulement atteints de méningo-encéphalite, mais des séquelles neurologiques parfois graves sont courantes.
Forme hémorragique: deux à quatre jours après le début de la maladie, le patient présente les signes d’une atteinte hépatique grave avec ictère. Des phénomènes hémorragiques apparaissent ensuite: vomissements de sang, sang dans les selles, purpura ou ecchymoses (provoqués par des saignements cutanés internes), saignements du nez ou des gencives, ménorragies et saignements aux points de ponction veineuse. Le taux de létalité pour ce syndrome hémorragique est élevé et se situe aux alentours de 50 %. Le décès survient habituellement trois à six jours après l’apparition des symptômes. On peut détecter le virus dans la circulation sanguine pendant une dizaine de jours chez les patients atteints de la forme ictéro-hémorragique de la FVR.

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