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Affaire petit Guimba : liberté provisoire et le procès fixé au 27 novembre

Le comédien « Petit Guimba » est en liberté provisoire depuis hier 16 heures après sa comparution devant le juge du tribunal de la commune V. Son procès est fixé au 27 novembre.

Youssouf Keita alias petit Guimba a passé sa première nuit chez lui, hors de la prison centrale de Bamako où il était incarcéré depuis le 13 septembre dernier. Après sa comparution hier devant le juge du tribunal de la commune V, Petit Guimba a finalement obtenu la liberté provisoire. Le procès a été fixé au 27 octobre prochain.

Quid de la liberté provisoire ? Juridiquement le terme exact est : « demande de mise en liberté provisoire ». Ce qui signifie que le détenu provisoire (Petit Guimba), ou son avocat, peut demander à tout moment sa liberté provisoire au juge d’instruction (ce qui a été fait le 29 septembre dernier par ses avocats).
La demande est ensuite transmise au procureur dans les 48 heures (2 jours), sauf si la partie civile (une personne demandant à un tribunal pénal l’indemnisation (la réparation) du préjudice qu’elle a subi) émane de l’Etat. Dans ce cas, le délai est prolongé de 24h (il est donc porté à 3 jours) pour permettre à la partie civile de présenter ses observations.

Le Procureur dispose, à son tour, de 10 jours pour prendre sa décision et retourner le dossier au juge d’instruction. Ensuite, le juge d’instruction dispose de 5 jours pour prendre sa décision.

Au total, après la demande, le délai maximal pour répondre à la demande de mise en liberté provisoire est de 48 jours. Si les juges n’ont pas donné de réponse au-delà de ces 48 jours, le détenu provisoire doit être libéré.

Une chose est certaine, la procédure judiciaire dans l’affaire « petit Guimba » s’est jusque-là déroulé dans les règles. Reste à savoir ce qu’il en adviendra.

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