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Éliminatoire Mondial 2018 : et si on congédiait les Aigles pour les remplacer par les Aiglonnets ?

Après avoir courbé l’échine une fois de plus face aux Éléphants de la Côte d’Ivoire, les Aigles du Mali sont aujourd’hui encore loin de leur premier mondial. Face à une nouvelle génération pétrie de talent et d’engagement, le Mali pourrait remercier les Aigles sans le moindre remord et les remplacer aussitôt par les nouveaux talents qui constituent l’espoir du football malien.

« Permettez que je mette le ‘’signe indien’’ de côté », coupe court Alain Giresse, sélectionneur national des Aigles, lors d’une interview qu’il nous avait accordé dans le cadre de la préparation du match Mali-Côte d’Ivoire qui s’est déroulé ce samedi 8 octobre à Bouaké lors des éliminatoires du mondial 2018 en Russie. Et d’ajouter que seules les compétences des joueurs permettront à l’équipe d’arriver à bout des ivoiriens.

Après la victoire des Éléphants sur les Aigles (3-1), à l’issu d’un match largement dominé par Serge Aurier et ses collègues, nul besoin de rappeler que les dirigeants du football malien doivent revoir la composition technique, stratégique et physique des Aigles.

« Nos joueurs sont méconnaissables à chaque rencontre avec la Côte d’Ivoire », déplore Aboucar Sidibé, supporteur. Sur 36 matchs officiels, à ce jour, le Mali n’a remporté que 5 rencontres face à la Côte d’Ivoire. Un palmarès peu reluisant qui dénote la mauvaise qualité de cette équipe malienne. Sans oublier que la sélection nationale sénior n’a encore jamais participé à une coupe du monde. Bien que les ressources humaines soient disponibles, cet autre niveau supérieur du football mondial demeure toujours un rêve pour le malien lambda.

De rêve en rêve, les supporteurs semblent ne plus croire à cette équipe qui disons-le, se fout pas mal du devenir du football malien parce que plongée dans une stupide guerre de leadership. Cela n’étonne pourtant personne car le football malien est à l’image des réalités du Mali, son administration et sa gouvernance. Plus personne n’occupe le poste qu’il mérite. « On s’appuie sur nos relations pour obtenir ce qu’on veut. Sinon comment explique-t-on la présence de certains joueurs dans l’équipe comme le gardien de but », s’époumone cet autre supporteur, visiblement dégoutté par cette piètre prestation des Aigles.

Ce n’est plus un secret pour personne. Dans nos équipes de football, le meilleur est détesté de tous. Si par chance, il se fait une place et une renommée dans le milieu, il est gardé par peur de réprobation ou blâme public. Sinon, il est aussitôt remplacé par un binational qui à l’autre bout de la frontière brille par son manque de jeu.

À l’opposé de l’équipe nationale sénior, les Aiglonnets (moins de 17 et 23 ans) continuent de faire la fierté du Mali à travers le monde. Champion d’Afrique et vice-champions du monde, cette nouvelle génération est sans nul doute l’espoir du football malien. Pour que le Mali sorte la tête de l’eau, une seule solution s’offre à nous : congédier tous ces vieux joueurs et les remplacer aussitôt par les jeunes.

 

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