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Nouveau groupe politico-armé : le Congrès pour la justice dans l’Azawad

Le Congrès pour la justice dans l’Azawad (CJA), est le dernier né des mouvements politico-armés. Il est dirigé par Hama Ag Mahmoud, l’ancien ministre de la fonction publique de la tribu Kel Ansar. Son objectif serait de garantir la viabilité et la fiabilité de l’application de l’Accord d’Alger particulièrement dans les régions de Tombouctou et de Taoudeni.

Dans leur appel au peuple malien, les acteurs de ce groupe politico-militaire ont tenu à préciser que le mouvement n’est pas uniquement un mouvement d’auto-défense. Son but principale est de parvenir à la paix, une véritable paix qui ne peut être crédible et effective qu’avec les vrais partenaires. Il s’agit de ceux qui souffrent réellement de l’insécurité et pour lesquels la paix ne peut être que bénéfique.

La communauté Kel Ansar, ses alliés et leurs forces armées prennent acte de leur exclusion dans le processus dapplication de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Tout en réaffirmant son adhésion au processus d’Alger, la communauté Kel Ansar et ses alliés décident de la création d’un mouvement politico-armé dénommé congrès pour la justice dans l’Azawad », explique le communiqué du mouvement. Selon ses initiateurs le CJA œuvrera pour la justice, le progrès et l’équité en faveur de tous. « Le mouvement mettra en place ses instances statutaires à l’issue d’un congrès qu’il tiendra dans les plus brefs délais dans l’Azawad. Enfin, nous réitérons notre disponibilité, auprès de la médiation et de communauté internationale, pour une application efficace et diligente de l’Accord d’Alger », conclut le communiqué.

Pour l’instant, le bureau provisoire du CJA est dirigé par l’ancien ministre de la fonction publique Hama Ag Mahmoud. L’État-major militaire est assuré par le colonel Abass Ag Mohamed Ahmad, déserteur de l’armée malienne qui a rejoint un moment le HCUA et le MNLA, avant d’intégrer le Congrès pour la justice dans l’Azawad.

La multiplication des mouvements armés s’explique, selon certains observateurs, par l’insécurité et l’absence de l’État dans ces régions. Selon eux, l’émergence de ces regroupements s’explique aussi par la perspective des cantonnements et de la réinsertion des ex-combattants. Elle s’explique aussi par le fait que la CMA qui était le principal mouvement politico-armé est en pleine fragmentation. Selon Brehima Chiaka Traoré, sociologue, enseignant chercheur à l’université de Bamako, « la multiplication des mouvements répond aux besoins de se protéger contre les agressions extérieures, vue l’absence de l’État sur l’ensemble du territoire, chacun essaie de s’appuyer sur sa communauté pour essayer de se sécuriser »explique-t-il.

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