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Commerce : le business du pain béni

Le pain est le produit le plus consommé dans le monde. Au Mali, le business qui y est lié a connu un essor fulgurant ces dernières années, avec la création de centaines de  boulangeries, dans les centres urbains et en zone rurale.

C’est aux premières lueurs de l’aube que Bara Ag Haissa commence sa journée. Distributeur de pain, il charge près de 200 miches sur sa moto chaque matin. « J’achète environ 180 pains par jour au prix total de 36 000 francs CFA, que je revends avec un petit bénéfice ». À la fin de sa tournée, et après avoir approvisionné une vingtaine de boutiques, son « petit » bénéfice s’élève à 4 500 francs CFA. « Le circuit est assez simple. Nous cédons le pain à 200 francs CFA aux distributeurs à moto, qui y ajoutent 25 francs CFA pour le revendre au boutiquier, qui le met à disposition des consommateurs à 250 francs CFA », explique le promoteur d’une boulangerie. Dans sa structure, 38 personnes sont à pied d’œuvre chaque jour pour un coût de production quotidien estimé à 40 000 francs CFA. « Avec nos ventes, on rentabilise assez bien et j’arrive à contenter tout le monde, aussi bien l’État que mes employés », se réjouit il.

Près de 10 000 personnes travailleraient dans le secteur de la boulangerie, selon Mamadou Lamine Haïdara, président de la Fédération des boulangeries du Mali, qui précise que le secteur génère des profits non négligeables. « Ce qui est dommage, c’est que plusieurs personnes se lancent dans le secteur sans en connaitre la teneur. Il y en a beaucoup qui ne sont pas enregistrés chez nous et qui finissent par disparaitre aussi vite qu’ils sont apparus », regrette-t- il.

Nouvelles enseignes Depuis quelques années déjà, de nouvelles boulangeries, dites « modernes », se sont implantées au Mali. Que ce soit Diamou, Mouye ou plus récemment L’Artisan boulanger et la Brioche dorée, ces nouvelles marques tenues par des Maliens de la diaspora offrent un service très apprécié des consommateurs, avec de nouveaux types de pains alliant savoir-faire boulanger et matières premières locales, telles que le maïs ou le mil, sans oublier le respect de l’hygiène même lors du service au client. Selon Gaoussou Coulibaly, l’un des gérants de la boulangerie Mouye, il écoulerait environ 2 000 miches de pain par jour. Avec six points de ventes dans la capitale, ils génèrent quotidiennement 600 000 francs CFA de recette, rien que pour la vente de baguettes.

 

 

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