Société › Justice

Une justice pour Ghislaine Dupont et Claude Verlon ?

Le 2 Novembre 2013, la journaliste Ghislaine Dupont et le caméraman Claude Verlon, tous deux travaillant pour RFI (Radio France Internationale) ont été kidnappés puis exécutés à quelques kilomètres de Kidal, dans le Nord du Mali. Quelques années après la tragédie, revenons sur le tumulte qui entoure cette macabre affaire.

Les deux journalistes préparaient un reportage spécial sur la guerre au Nord du pays et la réconciliation nationale. Le double assassinat, revendiqué par le groupe Aqmi (Al Quaida au Maghreb Islamique) quelques jours plus tard, avait suscité l’indignation et la polémique chez bon nombre de personnes. Suite aux événements tragiques, une bourse d’études portant le nom des disparus a vu le jour en Afrique, ainsi que des clubs d’amis et sympathisant des deux journalistes. Les Nations Unies ont également décrété le 2 novembre journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes contre les journalistes.

Le meurtre des deux journalistes, commis dans des circonstances floues et les hypothèses différentes sur la découverte des corps, ont bien sûr contribué à ralentir l’enquête sur l’assassinat des deux reporters, qui comporte déjà plusieurs zones d’ombre. 3 ans après les faits, le dossier qui avait été retardé reprend de plus belle, notamment en février dernier, où il a finalement été déclassifié. Le juge chargé de l’affaire, Jean-Marc Herbaut a enfin obtenu le droit de consulter les dossiers du Ministère Français de la Défense, lié à l’affaire, constitué de photos, de télégrammes et de notes de renseignement. Selon le ministère français de la Défense, cent documents confidentiels secret-défense auraient été déclassifiés et 75 éléments resteraient encore confidentiels. Avant que le document ne soit remis entre les mains du juge chargé de l’affaire, des centaines de paragraphes y ont été supprimés, pour ‘‘protéger l’armée française, afin de ne pas dévoiler leurs stratégies de défense à l’ennemi’’. Néanmoins, Jean-Marc Hubert a désormais carte blanche pour auditionner les soldats français dont les noms figurent dans le dossier.

Rappelons que Deux des commandos qui ont enlevé et assassiné Ghislaine Dupont et Claude verlon sont morts, l’un tué par les troupes françaises, l’autre dans un accident de voiture et trois autres toujours en fuite.  Ce sont des éléments de la katiba Yousouf Ibn Tachfen, dont l’émir est Sedane AG Hitta alias Alqarawani.

 

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