Politique › Sécurité & Terrorisme

Attaque de Banamba : Ce qu’on en sait

L'intérieur de la BDM de Banamba, plastiqué par les assaillants

Aux environs de 0h30 ce lundi 07 novembre, des individus armés ont attaqué la ville de Banamba, située à 140km de Bamako, dans la région de Koulikoro. Cette attaque qui survient dans un contexte de regain de violences jette le trouble quant à ses auteurs et aussi leurs motivations.

« Les assaillants sont venus du côté de Niono, ils étaient une dizaine à bord de véhicules et étaient très lourdement armés », raconte un habitant de la ville. « J’ai entendu les premiers coups de feu vers minuit. Et ça a tiré jusqu’aux environs de 2 heures et demi. J’ai tenté de joindre les forces de l’ordre, mais personne n’était joignable. Koulikoro a répondu mais les gendarmes ne sont arrivés que ce matin vers 7 heures ».

Les hommes armés auraient d’abord pris d’assaut la gendarmerie et les locaux de la garde nationale d’où ils ont emporté des véhicules et des motos. Puis ils ont libéré les détenus de la prison de Banamba, avant de s’attaquer aux locaux de l’agence locale de la Banque pour le Développement du Mali (BDM) qu’ils ont plastiquée. Sur place les dégâts sont considérables. « Nous avons vu que le coffre blindé n’a pas pu être touché », témoigne un habitant de la ville qui s’est rendu sur place ce lundi matin.

On ne connait pas le nombre de prisonniers libérés pour l’instant, aucune autorité locale n’étant joignable pour l’instant. D’autres sources affirment qu’un gardien de prison aurait été amené avec les prisonniers. Les témoins affirment cependant que les hommes libérés ont été emmenés par les assaillants qui sont repartis en direction de Mourdiah comme le confirme le témoignage d’un villageois dont ils ont traversé la localité située à une cinquantaine de kilomètres de Banamba sur la route de Niono, aux environs de 8 heures du matin.  Au passage, selon des sources sécuritaires, ils ont attaqué le poste de sécurité de Tabacoro. Toujours selon les mêmes sources, le bilan de cette attaque est de deux véhicules et deux motos enlevées, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer.

Dans la ville, la population fait le tour des lieux attaqués pour se rendre compte de la situation et les activités se déroulent comme d’habitude. « Les gens ont peur. Ils se demandent ce que veut dire cette attaque et surtout si les assaillants vont revenir », affirme cependant un jeune commerçant banambais. « Il y a des rumeurs qui disent que cette attaque avait pour but de libérer le célèbre « Modibo », célèbre coupeur de routes qui a terrorisé les commerçants et transporteurs pendant plus de trente ans et qui a été arrêté il y a quelques mois », continue-t-il. D’autres évoquent la présence, toujours dans la prison, d’un djihadiste peul. « Les gens qui sont venus parlaient peul et criaient Allahou Akbar, ce sont des djihadistes », assure une notabilité sous couvert de l’anonymat. Rien ne permet de confirmer ni l’une ni l’autre de ces affirmations mais l’attaque de ce lundi augmente définitivement la psychose au sein des populations de la ville mais aussi de Koulikoro et de Bamako, situées à quelques encablures de là.

 

2 COMMENTAIRES

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  1. Bonjour,juste c’est pas seulement qu’il faut securise la capital,l’Etat doit etre capable d’assure sur toute l’etndu du territoire du payes comme nous voyons aujourd’hui a Bamako.
    Renforcée la securité interieur.

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