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Achafigui Ag Bouhada : « Je m’inscris dans la logique de l’Accord d’Alger »

Achafigui Ag Bouhada, nouveau chef militaire du HCUA

Achafigui Ag Bouhada est le nouveau chef militaire du HCUA. Cet ancien adjudant-chef de l’armée malienne a également été lieutenant du général Gamou.

En tant que nouveau chef d’État-major du HCUA, quels sont les changements que vous comptez apporter par rapport à votre prédécesseur Cheikh Ag Aoussa ?

J’ai remplacé Cheikh Ag Aoussa suite à sa mort tragique et je m’inscris, comme lui, dans la logique de l’Accord d’Alger. Je vais continuer les missions qui consistent à encadrer nos forces armées jusqu’à la mise en place des mécanismes de défense et de sécurité prévus par l’accord. Il n’y a pas de changement particulier prévu en perspective.

Une enquête sur la mort de votre prédécesseur est en cours. Quel est vôtre point de vue par rapport à sa disparition ?

Sa disparition est un événement tragique. Je déplore comme beaucoup de mes compatriotes la méthode utilisée pour le tuer. Je laisse le soin aux enquêteurs de la MINUSMA en collaboration avec ceux de la CMA, d’accomplir leur mission, avec, je l’espère, un aboutissement qui rende justice au défunt.

Les autorités intérimaires pour Kidal et sa région, est-ce réalisable dans le contexte actuel ?

Je reste très confiant pour la mise en place de ces autorités intérimaires. La date du 10 novembre a été repoussée au 27 novembre lors d’une réunion entre les différentes parties, en fin de semaine dernière. Un consensus responsable a été dégagé au sujet du dernier point de discorde qui concernait la distribution des postes de responsabilité civile à pourvoir, ce qui est un bon signe.

Sans la présence de l’État malien et alors qu’un conflit oppose la Plateforme et la CMA ?

Ce qui est sûr, c’est qu’avec la mise en place des autorités intérimaires, c’est aussi le retour progressif de l’administration malienne. Les deux vont ensemble. Le 17 novembre prochain, une dizaine de jours avant la mise en place des autorités intérimaires, le mécanisme du MOC sera opérationnel. Cela suppose qu’il n’y aura pas de problème parce que CMA, Plateforme et forces gouvernementales vont assurer ensemble la sécurité de tous.

La CMA et la Plateforme ont donc fait la paix pour parvenir à patrouiller ensemble ?

Disons que c’est une paix relative. La situation est actuellement calme entre ces deux mouvements sur le terrain. Toutes les parties convergent vers un retour réel de la paix, surtout pour mettre un terme à cette guerre « fratricide » qui retarde bien des échéances de normalisation. C’est grâce à cette paix relative que la mise en place du MOC sera possible.

 

 

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