Politique › Sécurité & Terrorisme

11 ministres de l’Afrique francophone à Paris pour combattre la terreur

Les 11 ministres de l'Afrique francophone autour du ministre de l'Intérieur français Bernard Cazeneuve

À Paris, durant deux jours, autour du ministre de l’Intérieur français Bernard Cazeneuve, 11 ministres de l’Afrique de l’Ouest ont réflechit à une stratégie pour une meilleure lutte contre le terrorisme ainsi qu’une meilleure coopération sécuritaire entre ces pays et avec la France.

Onze pays francophones d’Afrique de l’Ouest (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger, Tchad, Côte d’Ivoire, Bénin, Sénégal, Guinée, Cameroun et Togo) étaient présents autour du ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, mardi 22 et mercredi 23 novembre pour évoquer les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme.

Cette rencontre inédite sur initiative du ministre français a permis de réaffirmer la volonté des nations présentes à lutter avec une totale détermination contre le terrorisme djihadiste et de réfléchir à des stratégies permettant de fluidifier le partage d’expérience et d’information notamment en matière de renseignement.

Paris déplore en effet, un manque de concertation entre les autorités et les services de la sous-région à l’heure ou le terrorisme transnational intensifie ces attaques dans plusieurs pays de l’afrique francophone.

À l’issue de ces deux jours de réflexion et de travail, une série de mesures ont été décidées : la mise en place de campagnes de contre-propagande pour mieux lutter contre la propagande djihadiste et détourner des sirènes du terrorisme les jeunes, particulièrement vulnérable à l’endoctrinement. Des programmes pour sensibiliser et mobiliser la population à ce problème au niveau régional, une meilleure détection des signaux de radicalisation via la réalisation d’un guide pratique, la mise en place de juridiction antiterroristes, le contrôle plus effectif des frontières, porter un coup aux sources de financement du terrorisme souvent en lien avec le trafic de drogue et d’être humains et la multiplication des exercices des forces de sécurité sur le terrain, élargie aux forces de police et de gendarmerie.

La France est d’ailleurs impliquée, dans la plupart de ces pays dans la formation des forces de sécurité.

Un dossier prix très au sérieux par les autorités françaises puisque dans le même temps, à Paris, la lutte contre le terrorisme dans la sous-région ouest-africaine était au menu de la rencontre entre le président français François Hollande et son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, à l’Élysée.

Par ailleurs, mercredi 23 novembre, à Bamako, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Abdoulaye Idrissa Maïga recevait en audience la présidente de la commission défense de l’Assemblée nationale française, Patricia Adam, accompagnée d’une délégation du Parlement français. Les questions relatives aux relations militaires entre les deux pays ont été abordées durant cet entretien, ainsi que la question de Kidal où les forces armées maliennes ne sont plus présentent depuis mai 2014.

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