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Communales : en attendant le deuxième round

Les élections communales du 20 novembre dernier se sont déroulées, dans l’ensemble, de manière satisfaisante. Alors que les résultats sont connus, certaines communes, où des incidents ont empêché la tenue du scrutin, devront réorganiser le vote afin de permettre aux populations d’exprimer leur choix.

Reportées quatre fois, les élections communales se sont finalement tenues le 20 novembre pour renouveler les conseils de 688 communes sur les 703 que compte le pays. Le scrutin n’a cependant pu se dérouler que dans 640 circonscriptions, la quarantaine d’autres ont été le théâtre d’incidents plus ou moins graves, ayant empêché de conduire normalement les opérations électorales. Que va-t-il donc se passer pour ces communes? Ce cas de figure avait été prévu par le ministère en charge des élections. «Nous les tiendrons à une autre date, étant donné que la loi nous le permet », avait indiqué le Chef de ce département, Mohamed Ag Erlaf à la veille du scrutin. Mais ce ne pourra être le cas dans toutes les localités où le vote n’a pas eu lieu. Dans la région de Kidal par exemple, les conditions de sécurité ne le permettent pas, même si selon un conseiller au ministère de l’Administration territoriale, le vote devrait reprendre « là où les incidents sécuritaires l’ont empêché ».

Retour aux urnes En cinquième région, par exemple, sur les 15 communes du cercle de Mopti, seules 6 communes ont pu voter. La principale raison, selon les organisateurs, est la crue qui rend difficile l’accès à certains villages mais aussi l’insécurité. C’est le cas dans la commune de Dialloubé, où des bandits armés non identifiés ont incendié successivement la mairie, les locaux de la sous-préfecture ainsi que la résidence du sous-préfet et le matériel électoral. Dans le cercle de Djenné, 7 communes sur les 11 ainsi que les électeurs des 8 communes du cercle de Tenenkou devront donc retourner aux urnes.

Plus au nord, la situation est différente. En plus de l’insécurité qui a coûté la vie à 6 personnes, dont cinq militaires maliens tombés dans une embuscade aux environs de Bambara Maoudé, d’autres facteurs s’invitent dans l’équation. La tenue de nouvelles élections à Tessit est conditionnée au fait qu’Ifoghas et Imghads se mettent d’accord sur le partage du pouvoir. « Aux législatives partielles passées, nous avions signé une entente avec les Ifoghas leur donnant le poste de député et nous, nous allions prendre la mairie. Mais ils n’ont pas respecté leurs engagements », explique un cadre imghad.  Quant à Talataye, c’est une décision administrative qui est attendue pour déterminer le sort de la commune qui souhaite être rattachée à la nouvelle région de Ménaka. Enfin, à Kidal, où des manifestations violentes ont eu lieu, point de vote jusqu’à nouvel ordre…

 

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