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La France derrière le procès Sanogo ?

 

Les Clubs de soutien au général Amadou Aya Sanogo et le MP22 ont organisé une conférence de presse conjointe au sein de la maison de la presse. Le but étant de faire le point sur le procès à venir des membres du CNRDRE le 30 novembre prochain.

C’est la France qui serait l’instigateur du procès Amadou Aya Sanogo et compagnie. Tel serait brièvement résumé l’argumentaire avancé par lors de la conférence de presse organisée par les soutiens du général.

Le secrétaire général du MP22 Pérignama Sylla affirme que le procès serait orchestré par la France. Le gouvernement Hollande aurait mis un coup de pression sur l’Etat malien pour qu’il fasse passer Sanogo devant les assises avant le début du sommet Afrique-France de janvier prochain. « La France ne peut accepter que son président vienne sur le sol malien sans que cette affaire soit d’abord réglée » lance Sylla.

Loin des théories complotistes, Me Tiessolo Konaré, l’un des avocats de Sanogo sur les quinze qui constituent le collectif, dénonce lui un non respect des procédures. « La loi dit que nous devions recevoir les notifications de comparution 30 jours avant le procès, mais nous l’avons reçus le 11 de ce mois, voyez que le délai n’as pas été respecté ». Un néologisme aurait même vu le jour selon lui quant au procès. « Ils parlent d’audience supplémentaire, nous avons jamais entendu parler de ca, audience foraine oui, mais là c’est de la pure création ». L’avocat demande milite aussi pour que le procès soit public. « Le monde entier a vu le charnier de Diago dont nos clients sont accusés d’en être les instigateurs, pourquoi on empêchera ce même monde d’assister au procès » s’indigne t-il.

Me Konaré s’est aussi montré critique envers le choix de Sikasso. « J’ai entendu que les 1500 places de la salle d’audience seraient déjà toute prises, si ils tiennent vraiment à le faire là-bas, qu’ils louent le stade Macoro Sissoko » ironise t-il.

Son confrère Me Issa Coulibaly abonde dans le même sens que lui. Il estime qu’aucun de leurs clients n’auraient été entendus lors de l’enquête préliminaire et qu’ils auraient été directement mis en geôle. Avant d’évoquer le cas des bérets rouges dont l’instruction trainerait en longueur. «L’instruction des bérets rouges a commencé avant celle d’Aya, mais aucun d’eux ne s’est retrouvé devant un juge » accuse t-il. A ses dires, il y’auraient 36 morts recensés à l’hopital Gabriel Touré au lieu de 21, dont des civils. Visiblement tous remontés contre la « délocalisation » à Sikasso, Me Coulibaly regrette que le procès ne se passe pas à Bamako. « Aucune partie du Mali ne peut garantir la sécurité, de Kayes à Kidal, au moins dans la capitale il y’a plus d’espace ».

Le volubile Me Konaré clôtura la conférence en annonçant avoir cité comme témoins 18 personnes dont le député Oumar Mariko qui serait l’un des témoins capitaux.

 

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