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16ème Sommet de la Francophonie, le bilan

Le Sommet de la Francophonie, évènement majeur de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui a lieu pour la 16ème fois, s’est tenu à Madagascar durant 2 jours et a été clôturé ce dimanche.

Ce dimanche 27 novembre marquait la fin du 16ème Sommet de la Francophonie qui s’est tenu dans la capitale malgache, à Madagascar. Ce sommet, entamé le 26 novembre, a duré seulement 2 jours. En tout, 84 États membres étaient attendus (56 membres et 26 observateurs), mais seulement 20 y ont participé. Lors d’une conférence de presse finale, la Secrétaire Générale de la Francophonie et le chef d’État malgache ont fait le bilan des manifestations de la famille francophone à Ivate, à Antananarive. Le Sommet a été le lieu de plusieurs changements, notamment l’élargissement de la famille francophone avec l’adhésion de 4 nouveaux membres : La Nouvelle-Calédonie, le Canada Ontario, l’Argentine et la République de Corée, portant à 84 le nombre total de membres. La candidature de l’Arabie saoudite a, elle, été refusée, et reportée à un nouvel examen en 2018 le temps de vérifier si le pays répond aux critères d’adhésion.

Lors de cet évènement, Le Canada et son premier ministre ont occupé le devant de la scène. En effet, Justin Trudeau a prononcé un discours très remarqué, notamment en rendant un hommage personnel à Fidel Castro, puis en prenant position sans concessions sur les droits des minorités sexuelles, cela devant un parterre de chefs d’États pas toujours réceptifs. Le pays a d’ailleurs profité de l’évènement en terre africaine pour officialiser deux engagements envers le continent : Ottawa va accroître son aide au développement et revenir au sein des opérations onusiennes de maintien de la paix. Par ailleurs, le roi du Maroc, Mohamed VI, pourtant annoncé et attendu par les organisateurs, n’a pas participé aux travaux du Sommet, alors qu’il avait été le premier à fouler le sol malgache le 19 novembre, et venait donc de passer une semaine à Madagascar. Selon certaines sources ce serait précisément le discours du premier ministre canadien qui aurait courroucé le roi, qui s’est fait représenter par son ministre des affaires étrangères. L’Algérie a profité du fauteuil vide de Mohammed VI pour occuper le terrain, en qualité d’invité spécial au sommet, alors que le pays avait toujours refusé d’adhérer à l’OIF.

Treize résolutions ont été adoptées par les chefs d’États lors de ce sommet. Elles vont des crises dans l’espace francophone aux mariages précoces, en passant par l’égalité hommes-femmes, l’énergie propre et la prévention de la radicalisation. Un accent particulier a été mis sur la coopération en matière de lutte contre le terrorisme qui a affecté plusieurs pays francophones. Lors de la dernière journée de travaux ce dimanche, la Déclaration d’Antananarive a été adoptée. Elle contient en tout 64 points, traduisant les engagements de la communauté francophone en faveur de la paix, de la stabilité, de la sécurité, des droits humains, de la coopération ainsi que dans la lutte contre la violence envers les enfants et les femmes.

La déclaration d’Antananarive concerne également deux volets importants sur les stratégies Jeunesse et Economie A la fin de cette 16ème Edition, l’Arménie et la Tunisie se sont aussi porté candidats pour l’organisation du prochain sommet de la Francophonie. L’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), qui n’a pu les départager, a donc confié l’organisation du 17ème Sommet à l’Arménie et celle du 18ème à la Tunisie en 2020. Ainsi, le prochain rendez-vous de la francophonie se tiendra en 2018 en Arménie.

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