Société › Justice

Procès Sanogo jour 2 : audience suspendue jusqu’au lundi 5 décembre

Les avocats des deux parties refusent d'accéder à la salle sans leurs smartphones

Le procès du général Sanogo censé reprendre ce vendredi 2 novembre à 9 heures est suspendu. Devant le refus des conseils des parties de rentrer dans la salle d’audience sans leurs téléphones portables, une suspension a été décidée par la juge Mamadou Berthe jusqu’au lundi 5 décembre.

Les 17 avocats de la défense ainsi que les six avocats constituant le collectif de la partie civile ne sont pas encore dans la salle d’audience. « On nous demande de laisser nos téléphones portables à l’entrée. Ce que nous refusons car c’est un outil de travail », explique un avocat de la défense. En ce deuxième jour de procès, la sécurité semble avoir été renforcée. Plusieurs soldats cagoulés, les armes accrochées à l’épaule sillonnent la salle d’audience. Le général Amadou Haya Sanogo, l’ancien ministre de la Défense, Yamoussa Camara et le chef d’État-major Dahirou Dembele sont installés à leur place depuis 8h37 minutes. Dix minutes plus tard, les autres accusés font également leur entrée. Mais les avocats eux, restent hors de la salle d’audience.

Regroupés devant le grand portail de l’hôtel Cinquantenaire, les avocats n’ont pas encore trouvé une entente avec le ministère public représenté par Mamadou Lamine Coulibaly, Procureur général près la Cour d’appel de Bamako. Ce dernier essaie tant bien que mal de trouver une solution avec les avocats qui semblent intraitables sur cette question.

Pourtant, les avocats étaient rentrés avec les téléphones portables lors du premier jour de l’audience. Selon un membre de l’équipe d’organisation, il y aurait eu fuite ce jour-là, « quelqu’un a retransmis l’événement en direct depuis la salle d’audience », affirme-t-il.

La tension monte d’un cran, Mamadou Lamine Coulibaly déambule de la grande cour à la salle d’audience le téléphone vissé à l’oreille sans être inquiété. « Il est continuellement en contact téléphonique avec le ministre de la Justice », affirme un avocat de la défense. Le Juge Mamadou berthe, devant le refus des avocats d’accéder à la salle d’audience sans leurs téléphones, a prononcé une suspension du procès jusqu’à lundi prochain 5 décembre. À l’issue de cette annonce alors que le général Sanogo s’apprêtait à quitté la salle d’audience , une foule massive s’est massé aux alentours de la salle Lamissa Benghaly en scandant ‘‘Libérez-Haya’’.

 

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