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Le président Hollande renonce à un second mandat

Le Président français François Hollande

Le président français François Hollande, a annoncé jeudi soir qu’il renonçait à se présenter à l’élection présidentielle de 2017. Une annonce inédite sous la Ve république, qui achève un quinquennat, marqué par une fracture avec son camp politique et une persistante impopularité auprès des Français.

« Je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d’elle. Aussi, j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle« , a annoncé, la voix blanche, M. Hollande lors d’une allocution prononcée jeudi soir à l’Élysée.

Par ces mots, le président François Hollande à mis fin à un suspense alimenté depuis plusieurs semaines par les spéculations sur son désir de se représenter pour un second mandat.

Par cette déclaration solennel, le président de la République soigne sa sortie et devient le seul président de la Ve République à avoir choisi de ne faire qu’un mandat.

Devenu rapidement impopulaire au lendemain de son accession à l’Élysée en mai 2012,

le mandat du chef de l’État français, fut marqué par plusieurs opérations militaires extérieures (Mali, Centrafrique, Irak, Syrie), et par les pires attentats commis en France depuis la Libération : Charlie Hebdo, les attentas du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, Nice le 14 juillet dernier.

Contraint de changer son Premier ministre, M. Ayrault, par M. Valls dès mars 2014, après une large défaite aux élections municipales, M. Hollande a également rencontré une forte opposition dans son propre camp, notamment une contestation de plusieurs mois en 2016 contre le projet de loi sur le travail, adoptée à l’Assemblée au moyen de l’article 49-3.

François Hollande est finalement allé dans le sens des sondages qui le créditait successivement de 9, 8, voire 7%, selon les enquêtes d’opinion publiées cette semaine si le premier tour de la présidentielle avait lieu ce week-end. Prenant la 5ème place derrière François Fillon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

Cette annonce qui en a surpris plus d’un devrait laisser le champ libre à son premier ministre Manuel Valls, dont la question n’est plus de savoir s’il se présentera, mais plutôt quand il se déclarera candidat.

Les anciens ministres du gouvernement Hollande, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, le député écologiste François de Rugy et le président du Front démocrate Jean-Luc Bennahmias sont d’ores et déjà candidats. La clôture des candidatures pour les primaires à gauche est prévue le 15 décembre.

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